2018 : une addition encore plus salée pour les automobilistes

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En 2018, tous les postes liés à la possession d’un véhicule subiront une augmentation. Rouler devient peu à peu un luxe qui pousse les Français à rouler moins, à partager, voire à renoncer à la voiture.

En 2018, tous les postes liés à la possession d’un véhicule subiront une augmentation.
En 2018, tous les postes liés à la possession d’un véhicule subiront une augmentation.

Cette nouvelle année ne sera pas neutre pour les 40 millions d’automobilistes. Malgré les nombreuses actions de défense menées par les clubs et les associations d’automobilistes, posséder un véhicule sera plus coûteux que jamais. Stationnement, péages, contrôle technique, carburant…, l’addition sera salée.

Stationnement, la répression s’intensifie

Selon les chiffres communiqués par l’Automobile Club Association, les conducteurs dépensent près de 600 euros par an en frais de stationnement (parking et garage compris). Une somme appelée à grossir, du moins pour ceux qui peinent à mettre de l’argent dans le parcmètre, car les municipalités ont désormais la possibilité de fixer elles-mêmes le montant des amendes, qui pourront atteindre 60 euros ! Une mesure répressive qui conduira inévitablement à gonfler la manne d’agent issue du stationnement.

Assurance : des hausses jusqu’à 3 %

L’accidentologie baisse, le parc vieillit ? Qu’importe, les assurances augmenteront cette année, entre 2 % et 3 % selon les compagnies. Raisons invoquées de ces hausses : des frais d’indemnisation toujours plus élevés (réparation, médicaux, catastrophes naturelles). Ces augmentations devraient représenter entre 10 et 30 euros par an. Les automobilistes déboursent annuellement en moyenne entre 650 et 980 euros par an d’assurance.

Carburant : le diesel plombé par une hausse de près de 8 % !

La charge carburant sera aussi toujours plus pesante pour les ménages, qui dépensent dans les stations-service entre 450 et 1 000 euros par an. Les carburants sont beaucoup plus taxés cette année : + 3,84 centimes pour le sans-plomb et + 7,6 centimes pour le gazole. Le CNPA regrette cette escalade sans fin, qui relève d’une fiscalité punitive, à un moment où le cours du baril reste encore bas. « On a incité à l’achat de diesel pendant des années, pour aujourd’hui le surtaxer, dénonce Francis Bartholomé, président du CNPA. C’est un nouveau coup porté aux stations-service de proximité, qui n’ont aucune autre solution que de répercuter ces hausses à la pompe. » Heureusement, la déduction progressive de la TVA sur le supercarburant continue en 2018, pour passer à 20 %.

Maintenance : le contrôle technique en embuscade

Les frais d’entretien des véhicules seront aussi plus élevés. Compris entre 800 et 1 700 euros par an selon les chiffres de l’ACA (qui se base sur les tarifs des réseaux constructeurs), ces montants pourraient gagner comme chaque année entre 2 % et 4 %. Le renforcement du contrôle technique (qui lui aussi sera plus cher) prévu en mai contribuera sans aucun doute à gonfler encore un peu l’addition avec une hausse prévisible des contre-visites.

Autoroutes : belles mais hors de prix

Depuis sa privatisation en 2006, le coût d’usage du réseau autoroutier n’en finit plus d’augmenter lui aussi. Les péages sont devenus une rente pour les sociétés d’autoroute, qui certes entretiennent à merveille le réseau. Une situation dénoncée en septembre 2014 par l’Autorité de la concurrence. Peu importe, la hausse sera au programme en février, de 1 % à 2 %. Annuellement, les automobilistes dépensent entre 200 et 300 euros dans les péages.

Des primes à l’achat reprises par un malus plus sévère

Plus positivement, les véhicules d’occasion (présentant des vignettes Crit’Air 0, 1 ou 2) sont désormais éligibles à la prime à la conversion. Mille euros seront ainsi versés aux acheteurs qui mettront dans le même temps au rebut un véhicule essence immatriculé avant 1997 ou diesel d’avant 2001. Cette prime sera doublée pour les ménages non imposables. Malheureusement, cette mesure est contrebalancée par un durcissement du système bonus/malus. Le bonus n’est désormais plus accessible pour les véhicules hybrides. Dans le même temps, le seuil de déclenchement du malus a été abaissé à 120 g/km de CO2 (contre 127 grammes avant) et son montant, alourdi pour les véhicules considérés comme trop pollueurs.

Pour Francis Bartholomé, « il est regrettable que cette mesure n’ait pas fait l’objet de davantage de cohérence : en abaissant le seuil du malus, celui-ci vient se chevaucher avec la prime à la conversion. Ainsi, un même véhicule peut à la fois bénéficier d’une prime et pâtir d’un malus… Nos professionnels auront du mal à l’expliquer aux automobilistes ».

Le CNPA regrette de même la refonte du malus à l’immatriculation des véhicules d’occasion. Désormais uniquement fondé sur la puissance fiscale (plus de 10 CV), il perd tout son intérêt écologique selon le syndicat. Par ailleurs, le CNPA dénonce fortement la taxe sur les véhicules de plus de 36 CV. « Là où le législateur pensait taxer les gros revenus, il taxe finalement la puissance de véhicules, sans rapport avec leur valeur réelle. C’est un non-sens total ; nous en avons alerté le Conseil constitutionnel et nous réservons la possibilité d’attaquer ce dispositif », prévient Francis Bartholomé.

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