Le 30 août, la FNAA a rencontré le ministre de l’Économie pour évoquer la mise en place d’un contrat d’avenir visant à assurer la survie des indispensables stations-service rurales. Ces dernières, souvent exsangues, ont des marges n’excédant guère un à deux centimes d’euro par litre de carburant vendu. « Le temps est compté pour ces détaillants en carburants qui ne peuvent, par exemple, pas affronter les échéances incontournables de mises aux normes environnementales beaucoup trop lourdes et coûteuses » prévient la fédération. Et d’ajouter : « Les pouvoirs publics renvoient constamment les professionnels vers le comité professionnel de la distribution de carburants, qui a vocation à octroyer des aides pour le développement et la mise aux normes des stations-service. Mais son budget a subi des baisses drastiques. Actuellement le CPDC a un stock de… 2 400 dossiers en attente, et sa dotation pour 2012 (3,55 millions d’euros) est quasi épuisée. Les délais d’instruction des dossiers sont de surcroît beaucoup trop longs (trois ans en moyenne pour avoir une décision du CPDC). Pour toutes ces raisons, le CPDC ne permet de répondre, au mieux, qu’à 35 % des besoins du secteur ! » Pour la FNAA, ce contrat d’avenir pourrait trouver son “ carburant financier ” via une augmentation immédiate du budget attribué au CPDC. Le syndicat a chiffré le besoin d’aide de la profession à 35 millions d’euros supplémentaires sur trois ans.

