L’amélioration de la sécurité routière est un enjeu de société sur tous les continents. On dénombrait 1,4 million de victimes d’accidents de la route dans le monde en 2006, dont 39 500 en Europe. Le progrès technologique doit permettre de diminuer ces chiffres inacceptables, et c’est ce à quoi s’emploie le groupe Bosch depuis de nombreuses années. Pionnier en la matière, l’équipementier a lancé le système d’antiblocage des freins ABS il y a plus de trente ans et commercialisé en 1995 le système électronique de stabilité ou ESP. Il équipe aujourd’hui un véhicule neuf sur trois à travers le monde, cette proportion devrait passer à un sur deux d’ici à 2012.
Convaincu que l’assistance électronique d’aide au conducteur peut contribuer à réduire encore le nombre de tués et de blessés sur les routes, l’équipementier allemand perfectionne ses systèmes de prévention des accidents et développe le concept d’interconnexion, qui associe l’ESP à des fonctions innovantes.
Pour favoriser la synergie sur ce thème, les activités Sécurité, Confort et Comportement dynamique de Bosch ont ainsi été récemment regroupées au sein d’une même division : Vehicle Motion and Safety. L’objectif est de réaliser en série des fonctions dont on peut attendre un bénéfice maximal en termes de sécurité.
En proposant dès 2005 l’assistant au freinage prédictif, Bosch a signé une avancée remarquable dans la lutte contre un risque d’accident majeur : la collision arrière. Lorsque le conducteur freine face à un obstacle, l’effet de freinage agit plus rapidement et avec une plus grande intensité. Complété en 2007 par un système d’alerte de collision, ce dispositif a encore été renforcé en associant au capteur radar un capteur vidéo. La fusion des données collectées par ces deux capteurs permettra d’interpréter la situation en amont du véhicule avec encore plus de rapidité et de fiabilité. Concrètement, le conducteur aura à sa disposition deux nouvelles fonctions :
le freinage à obtenir, qui accentue automatiquement la pression de freinage exercée dans les situations détectées comme très dangereuses ;
le freinage d’urgence automatique, qui déclenche un freinage partiel dans les situations critiques et donne au conducteur un temps supplémentaire de réaction.
Ces deux fonctions équiperont différents modèles de série dès cette année. Selon des études internes, le freinage d’urgence automatique pourrait éviter trois collisions arrière sur quatre à l’origine de blessures graves.
Rappelons que les collisions arrière représentent une cause d’accidents majeurs, notamment pour les véhicules utilitaires. Le Parlement européen a ainsi décidé au printemps 2009 que tous les véhicules appartenant à cette catégorie devraient être obligatoirement équipés d’un système de freinage d’urgence prédictif d’ici à fin 2015.
vendredi 27 novembre 2009
Bosch invente de nouveaux systèmes d’assistance électronique au conducteur pour plus de sécurité sur les routes
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