Chimirec et la collecte d’huiles usagées : l’équilibre financier retrouvé

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Devenue payante pour les ateliers depuis l’année dernière, la collecte des huiles moteur usagées permet aujourd’hui aux ramasseurs agréés d’équilibrer le financement de leur activité. Notamment pour l’un des spécialistes français en la matière, Chimirec. L’occasion nous a été donnée de suivre l’un des collecteurs de la société et de faire un bilan d’une année de ramassage facturé.

Chimirec et la collecte d’huiles usagées : l’équilibre financier retrouvé

Officiellement entérinée par le législateur en août 2016, la suppression de la gratuité de l’enlèvement des huiles usagées a permis aux collecteurs de rééquilibrer leur budget. A l’instar de Chimirec, spécialiste de la collecte et du traitement des déchets industriels qui pensait même abandonner l’activité « huiles usagées » tant le modèle économique n’était plus viable. En effet, la chute du prix de la tonne d’huile usagée facturée aux régénérateurs ne permettait plus aux collecteurs de financer le ramassage gratuit.

Un service désormais payant pour les réparateurs

Depuis septembre 2016, les professionnels concernés paient donc l’enlèvement, notamment des huiles de vidange des ateliers. « Les garages ont plutôt bien compris la facturation car nous avons beaucoup communiqué auprès des organisations professionnelles. Et ils se sont rendus compte de la situation dans laquelle nous étions : l’ensemble des acteurs de la profession ne pouvaient plus se permettre de ramasser gratuitement leurs huiles usagées », explique Laurent Isoré directeur régional de Chimirec Dugny (Seine-Saint-Denis). Et d’ajouter « Ils savent que nos métiers sont liés et que notre subsistance est aussi importante pour eux  ». Les ateliers ont tout de même dû ajouter une ligne à leur dépense. La collecte d’huile de vidange coûte en moyenne aux garagistes, entre 100 et 200 euros la tonne. «  Ramené à la vidange, ce n’est pas grand-chose  » estime Laurent Isoré.

Un chiffre d’affaires en hausse

La facturation a ainsi donné la possibilité de redynamiser le secteur. « Nous avons gagné des parts de marché sur l’Île-de-France  » assure le directeur régional. Désormais, Chimirec prélève 80 000 tonnes d’huiles usagées par an (sur les 206 000 tonnes ramassées par les 51 collecteurs agréés ) à travers ses 14 centres situés dans toute la France dont 8000 sur le site de Dugny. Ce dernier, qui compte 7000 clients et couvre onze départements réalise 14 millions d’euros de chiffre d’affaires, toutes activités confondues. Spécialisé dans le traitement et la valorisation de toutes sortes de déchets, Chimirec assure notamment la régénération de 85 % des huiles collectées.

La majorité des huiles collectées est régénérée

Concrètement, après un diagnostic réalisé en amont par les techniciens de la société pour déterminer les volumes générés et le tarif applicable, les clients du collecteur (MRA, centre-auto, concessionnaires, VHU, etc.) font une demande de prélèvement de leurs cuves d’huiles usagées. Après avoir fixé un rendez-vous, un chauffeur vient les collecter. « Je prélève deux échantillons sur chaque collecte, l’un que je remets au client et l’autre aux chimistes à la fin de ma tournée. Le but est de savoir si les huiles sont conformes, c’est-à-dire uniquement des huiles de vidange. On s’assure qu’elles n’ont pas été mélangées à d’autres composants  », explique Claude Pognot, chauffeur depuis 17 ans à Chimirec. Le but est de savoir si les huiles ne sont pas polluées et ne dépassent pas le taux maximum de 5 % de corps étranger (eau ou autres). Alors, selon la qualité des huiles et de la demande, elles sont acheminées, en vue d’une valorisation énergétique, notamment en se substituant au fioul (par exemple utilisées dans les cimenteries)-elles représentent 15 % des huiles collectées par Chimirec. La majorité de la collecte est transférée à un régénérateur pour être traitée et réutilisée en tant qu’huile de base.

Mots clefs associés à cet article : Environnement, Règlementation, Service

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