mercredi 24 juin 2009
En 2008, la consommation des ménages s’infléchit mais résiste
par Fabio CROCCO
D’après l’Insee, en 2008, la dépense de consommation des ménages ralentit significativement mais résiste : + 1 % en volume, après + 2,4 % en 2007. La hausse des prix est plus soutenue (+ 2,8 % après + 2,1 %) sous l’effet de la forte progression des prix des produits alimentaires et de l’énergie. Le pouvoir d’achat du revenu s’accroît dans ces conditions moins vite qu’en 2007, ce qui tend à pénaliser la consommation. Pour préserver leurs dépenses de consommation, les ménages réduisent légèrement leur taux d’épargne. Le ralentissement affecte la plupart des biens et services, y compris dans les secteurs liés aux technologies de l’information, jusqu’ici très dynamiques.
Les automobiles de petite cylindrée plébiscitées
En volume, les dépenses de transport diminuent de 2,3 % en 2008. En particulier, les achats d’automobiles se replient de 5,3 % en volume sur les marchés du neuf (− 5,7 %) comme de l’occasion (− 4,4 %). Pourtant, les immatriculations de voitures neuves ne baissent que de 0,7 % en raison de la forte progression de la part des petites cylindrées dans les ventes. La tendance à acheter des modèles plus petits et moins chers s’est brusquement accentuée, favorisée par la mise en place du système de bonus-malus, qui rend financièrement plus attractives les voitures moins polluantes. Les voitures de marque française résistent mieux avec une hausse des immatriculations de 1,2 %, tandis que celles de marque étrangère diminuent de 2,7 %. La part de marché de ces dernières perd ainsi un point par rapport à 2007, à 47,2 %.
Les achats de carburant baissent de 3,2 % en volume. Le repli constaté depuis 2002 s’amplifie. C’est la baisse la plus marquée depuis 1974. Deux raisons principales à cela : les prix des carburants progressent fortement (+ 12,8 %) sous l’effet de la hausse des cours du pétrole, et le revenu disponible des ménages augmente moins que l’année précédente.



