L’ANEA réaffirme l’impartialité de la profession

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Face au scandale, la profession clame sa probité.
Face au scandale, la profession clame sa probité.

C’est le 18 mars à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) que s’est tenu le 10e congrès national de l’Alliance nationale des experts en automobile (ANEA), sur le thème majeur de l’impartialité. Un thème ô combien d’actualité avec la très médiatisée affaire des 5 000 véhicules gravement endommagés (VGE), qui ont été remis sur la route frauduleusement et qui ont indirectement et malheureusement entaché la profession d’expert.

Rappelons que dès la révélation de cette affaire – dénoncée par Le Parisien le 8 juillet 2015 – le ministère de l’Intérieur a mis en place une cellule de crise pour traiter les 5 000 véhicules (plus exactement 5 013) suspects, potentiellement dangereux, et décidé de procéder à un rappel de ceux-ci afin de les expertiser. Il est en effet rapidement apparu que par leur délégation de service public en matière de sécurité routière, seuls les experts en automobile avaient toute légitimité pour mener une telle action permettant de lever le doute sur la sécurité de ces véhicules.

Un processus d’expertise inédit

C’est donc sous l’entité CFEA (Confédération française des experts en automobile) officiellement mandatée par Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, que la profession a pris en charge le dossier. Un processus d’expertise inédit avec près de 70 experts en automobile spécialement formés et mobilisés pour la circonstance.

Aujourd’hui sur l’ensemble des VGE impliqués, 2 449 véhicules ont été expertisés, 2 821 propriétaires ont répondu présent pour une expertise de leur véhicule alors que 219 prises de contact pour rendez-vous ont été refusées. À noter que sur les 5 013 véhicules touchés, 134 ne pourront pas être expertisés car sortis du pays ou, plus catégoriquement, incendiés. Sur les 2 449 modèles déjà expertisés près de 40 % ont été déclarés dangereux à la circulation, soit à ce jour 962 véhicules.

À lire aussi : Scandale des 5 000 VO : l’ANEA se porte partie civile !

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