Le secteur représente : 35,8 millions de véhicules, 91 516 entreprises, 455 848 salariés. La vente et l’entretien automobiles constituent le cœur de la branche (60 986 entreprises et 332 561 salariés). Il est principalement composé de petites entreprises (90 %). Le secteur connaît aujourd’hui de profondes mutations, qui se traduisent par deux tendances :
– depuis 2003 le nombre d’entreprises diminue chaque année (– 2,2 % entre 2003 et 2006). Les très petites entreprises (TPE) notamment disparaissent de façon inquiétante. En revanche, les groupes de distribution se développent ;
– de 2001 à 2004, le nombre de salariés a baissé (– 2,3 %).
L’emploi
En 2006, l’ANPE comptabilisait 27 743 inscriptions pour les métiers de la branche. C’est le plus petit volume de demandeurs d’emploi de catégorie 1 enregistré depuis 2003. Entre 2002 et 2006, la baisse a été de 11,9 %. L’évolution du produit automobile a pour conséquence une évolution de la qualification des salariés du secteur : la part des professions intermédiaires augmente (techniciens, contremaîtres, agents de maîtrise et assistantes), et celle des ouvriers qualifiés stagne. L’évolution organisationnelle des entreprises, liée au développement des groupes, contribue également à l’augmentation des fonctions administratives.
En France, le secteur du commerce et de la réparation automobiles se caractérise par une population salariée jeune (20,1 % de la population a moins de 25 ans) par rapport aux autres secteurs d’activité (qui en comptent 11,5 %). Cependant, la part des salariés de 50 ans et plus (17,6 %) continue à progresser (+ 2 % entre 2003 et 2004). Les artisans et les cadres sont particulièrement concernés par ce phénomène et par les départs à la retraite. Compte tenu des difficultés de reprise d’entreprise, les emplois dans les TPE sont menacés. Enfin, le remplacement des cadres, s’il n’est pas anticipé par les entreprises, pourrait contribuer à perturber leur organisation.
La formation
Dans un contexte d’évolution importante de la technologie automobile et de l’organisation des entreprises, il faut adapter les compétences des salariés. À cet effet, l’ANFA met en œuvre une politique d’accompagnement des entreprises et des salariés en répondant aux demandes de prise en charge d’actions de formation continue. Au niveau national, les effectifs de formation initiale s’équilibrent entre le statut scolaire et l’alternance (68 565 jeunes en formation). Si les effectifs ont fortement progressé depuis le début des années 1990, principalement en raison du développement des filières, la tendance s’est inversée à la rentrée 2003, avec une baisse du nombre de jeunes en formation et particulièrement en apprentissage. En France, les effectifs ont diminué de 6,5 % entre les rentrées 2002 et 2006. Pour l’année scolaire 2006/2007 la baisse se poursuit : – 720 jeunes, soit une baisse de 1 %. Les résultats aux examens sont relativement stables depuis 2001, et le taux de réussite en 2006 reste élevé (76,4 %). À noter tout de même que le taux de réussite aux examens pour les diplômes préparés en contrat de professionnalisation est de loin le meilleur, et particulièrement lorsqu’il s’agit de certificats de branche (CQP).

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