L’Auto E.Leclerc, le potentiel pour 200 centres de plus est là !

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Une étude interne montre qu’au moins 200 centres L’Auto E.Leclerc ont leur place sur les parkings des hypermarchés. La centrale fait le forcing et veut convaincre ses adhérents.

L’Auto E.Leclerc, le potentiel pour 200 centres de plus est là !

Avec seulement 107 L’Auto E.Leclerc créés en plus de vingt-cinq ans, le géant de la distribution alimentaire peine à développer ses centres-autos. Pourtant, selon les études de marché réalisées par la centrale pour le compte de ses adhérents, 70 % des hypermarchés pourraient se lancer dans l’aventure de manière profitable. Théoriquement, au moins 340 centres L’Auto E.Leclerc pourraient ainsi exister et se faire une belle place sur le marché. Le potentiel est là.

Mais si la centrale pousse à la création, une majorité des adhérents, d’une autre culture, d’un autre métier, non techniciens, avant tout spécialistes de la grande distribution alimentaire, ne font pas de l’auto leur priorité. Ils restent difficiles à convaincre, même si une vingtaine d’entre eux se sont engagés à monter leur centre d’ici à 2017.

L’Auto, une affaire rentable

Propriétaire de l’hypermarché du Plessis-Belleville, Denis Moreau possède un centre-auto depuis plus de vingt ans : un atelier rénové il y a quatre ans comprenant sept baies et d’une surface de 1 100 m2. Ses dix salariés traitent près de 8 000 véhicules par an pour un CA de 2 millions d’euros. Les deux tiers étant réalisés à l’atelier. Si le chiffre d’affaires du garage reste très modeste en comparaison des 79 millions d’euros de ventes de l’ensemble de l’hyper, pour le gérant l’automobile n’est pas à négliger et reste un axe de progression alors que les parts de marché sur l’alimentaire stagnent. Pour le responsable, le centre-auto est un service complémentaire, fidélisant, qui ne cannibalise pas le rayon auto et n’a rien à craindre de la concurrence d’Internet, contrairement à d’autres activités. « Tous les parkings de nos hypers E.Leclerc devraient avoir un centre L’Auto E.Leclerc » témoigne Denis Moreau, qui regrette que certains de ses confrères aient fait le choix de déléguer l’activité à d’autres marques concurrentes qui se développent en franchises.

Pour Thierry Lefeuvre, adhérent responsable du marché auto, développer un centre est une affaire des plus rentables par rapport à d’autres secteurs comme les bijoux, le voyage, la santé, le bricolage ou encore la cosmétique. Hors foncier, l’investissement dans la création d’un centre demande entre 1,5 et 2 millions d’euros pour un chiffre d’affaires moyen de 2,2 millions d’euros.

La force de la grande distribution

« Nous sommes la seule enseigne à avoir une stratégie multicanale qui nous permet d’avoir une politique tarifaire agressive, avec des prix jusqu’à 60 % moins chers que ceux des réseaux concurrents. Le socle de cette stratégie est notre marque Tech 9. Les clients de l’hyper profitent des mêmes prix que ceux des centres. C’est unique et ça fait notre différence » argumente Thierry Lefeuvre, qui œuvre à l’unité de la politique commerciale entre les rayons et les centres. Une centralisation des achats sera prochainement opérationnelle pour les deux canaux.

Le responsable voit à travers cette stratégie le levier qui doit permettre à E.Leclerc de combler son retard et de rééquilibrer ses parts de marché. « Nous avons 27 % de part de marché sur la distribution de produits auto en rayon et 21 % sur l’alimentaire. Il n’y a pas de raison pour que nous n’approchions ces parts avec nos centres. C’est une question de temps et de nouvelle génération d’investisseurs » indique Thierry Lefeuvre.

À l’heure actuelle L’Auto E.Leclerc revendique 8 % de part de marché sur le périmètre des centres-autos avec un panier moyen de 150 euros, loin des 288 euros mesurés sur l’ensemble du secteur. L’image « de bas prix » de L’Auto E.Leclerc est vérifiée.

Interview exclusive de Thierry Lefeuvre à découvrir dans la prochain numéro de Décision Atelier.

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