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L’UFC-Que-Choisir dénonce les prix prohibitifs du SAV dans les réseaux de marque, notamment française

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L'UFC-Que-Choisir dénonce les prix prohibitifs du SAV dans les réseaux de marque, notamment française

A quelques jours de la remise du rapport final de l’Autorité de la concurrence, qui a préalablement pointé du doigt des pratiques anticoncurrentielles de la part des constructeurs sur le marché du SAV, voilà que UFC-Que-Choisir enfonce le clou. Dans un rapport de 25 pages publié ce mardi, l’organisation s’interroge : le consommateur est-il en mesure de bénéficier d’une vraie concurrence ? Et d’avancer que les constructeurs développent des trésors d’ingéniosité pour garder le consommateur captif comme la non transmission des données techniques à la concurrence ou encore, l’enfermement du client via des contrats de garantie.

Pour UFC-Que-Choisir, ce comportement des marques se traduit par des prix de prestations prohibitifs dans les ateliers de marque et subis par les automobilistes. Après avoir menée une étude auprès de 1440 ateliers de toutes natures, l’UFC relève qu’en moyenne, que ce soit sur des prestations généralistes ou la révision, les constructeurs français sont plus chers que les autres structures. Cependant, alors qu’une très relative concurrence se dessine sur les premières (en moyenne ils sont environ 22 % plus chers), il en est tout autrement pour la révision (autour de 50 % de plus). Il est, par exemple, plus cher d’entretenir une Peugeot 207 chez Peugeot que chez Renault ou même Ford et Volkswagen. De plus, Peugeot facture la révision des 60 000 km en moyenne 70 % plus cher que les centres auto et 110 % plus cher que le plus compétitif d’entre eux.

« Malgré leurs tarifs prohibitifs, les constructeurs ont une tactique bien rodée pour garder le consommateur dans leurs structures : 40 % d’entre eux affirment ainsi qu’il est risqué ou anti-économique d’entretenir son véhicule hors du réseau et ont refusé de prendre en charge un véhicule d’une marque concurrente  » dénonce l’organisation. Autre stratégie répandue : affirmer que seul le constructeur a les capacités techniques et humaines pour entretenir le véhicule de sa marque. Toujours d’après les propose de l’UFC, ces verrous à la concurrence expliquent que les constructeurs détiennent 83 % de part de marché du SAV pour les véhicules de moins de deux ans.

Plus que jamais décidée à accélérer l’effectivité de la concurrence sur cet important poste de dépense , l’UFC-Que-Choisir met à disposition des consommateurs un carte interactive des prix des enseignes enquêtées et demande : Que les constructeurs soient obligés d’informer les consommateurs sur la possibilité d’entretenir leur véhicule en dehors du réseau, notamment en insérant cette information dans leurs contrats et dans le carnet d’entretien des véhicules ; Que la DGCCRF réalise des contrôles et sanctionne, le cas échéant, les dérapages des professionnels ; Et que l’Autorité de la concurrence maintienne sa position ferme dans la version finale de son rapport sur l’automobile…

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