mardi 29 juillet 2008
Le véhicule “ low cost ” pousse à reconsidérer l’électronique automobile
par Fabio CROCCO
Les pays émergents sont un important relais de croissance pour l’industrie automobile. La réussite sur ces marchés passe par une offre de véhicules à bas coûts, dont les projets vont se multiplier à l’horizon 2010. Aussi surprenant soit-il, d’après le bureau d’études ESG France, ce nouveau segment de véhicules devrait faire avancer les architectures électroniques automobiles. Car il serait faux d’imaginer que le low-cost se dispensera d’électronique. Pour diverses raisons, elle reste désormais une pièce maîtresse pour tout type de véhicule et pour tout type de marché. En outre, face à la montée du prix des matières premières, l’électronique toujours plus intégrée et moins chère permet de réaliser de multiples fonctions à moindre coût comparativement à celles qui seraient réalisées de manière mécaniques ou hydrauliques. Constructeurs et équipementiers planchent donc sur la conception d’architectures standardisées, elles aussi low cost, plus simples, plus modulaires et aux fonctionnalités davantage dimensionnées pour ce type d’autos équipées du minimum de calculateurs. Ces architectures “ d’entrée de gamme ” pourraient servir de base aux architectures classiques. De plus, les études menées sur cette électronique simplifiée devraient profiter aussi aux architectures traditionnelles dans une logique de maîtrise des coûts.

