Les constructeurs inquiets face au véhicule électrique

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L’Association des constructeurs européens d’automobiles pointe la menace sur l’emploi que fait courir un développement trop rapide du véhicule électrique.

Modèle prototype de la voiture électrique CV-1 du russe Kalachnikov.
Modèle prototype de la voiture électrique CV-1 du russe Kalachnikov.

Le développement du véhicule électrique va bouleverser l’industrie automobile traditionnelle, c’est une certitude. Bon nombre de nouveaux acteurs, à l’image de Kalachnikov ou de Dyson, prétendent vouloir se lancer sur ce créneau.

Cette redistribution des cartes a de quoi inquiéter les marques traditionnelles, qui se sentent menacées. Et ce d’autant plus que l’architecture d’un véhicule électrique est bien moins complexe, réclame moins de composants et de maintenance.

Dans un récent rapport émis par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), les industriels s’inquiètent pour l’emploi. Elle l’a fait savoir à la Commission européenne qui, par sa volonté de réduire drastiquement la pollution, pousse aveuglement l’électrification.

Avec le passage à l’électrique, les équipementiers européens pourraient perdre jusqu’à 38 % de leur production.

En comparant une Volkswagen Golf thermique et une Chevrolet Bolt électrique, l’ACEA indique une chute de 60 % des pièces détachées sur le modèle électrique avec une réduction d’autant pour ce qui concerne les besoins en maintenance.

Ces bouleversements ne seront pas sans conséquences sur l’emploi prévient l’Association, alors que 6 % des Européens actifs travaillent dans la filière automobile. Le taux est supérieur en l’Allemagne, en République tchèque ou en Roumanie. Avec le passage à l’électrique, les équipementiers européens pourraient perdre jusqu’à 38 % de leur production, tandis que la chute atteindrait 17 % pour les constructeurs.

L’inquiétude des constructeurs européens est d’autant plus grande que la valeur des véhicules électriques est largement portée par les batteries, entre 35 et 50 %. Des composants encore peu produits en Europe. La majorité émanant aujourd’hui d’Asie, notamment de Chine.

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