PSA rachète Aramisauto et accélère sur le marché VO

Publié le par .

Branle-bas de combat chez PSA ! Pour muscler son activité sur un marché de l’occasion en pleine mutation, le constructeur s’apprête à acquérir Aramisauto et dévoile une feuille de route ambitieuse animée par sa nouvelle business unit.

Aramisauto propose un catalogue de 3 000 modèles de plus de 30 marques.
Aramisauto propose un catalogue de 3 000 modèles de plus de 30 marques.

Rien ne semble pouvoir freiner la boulimie d’acquisitions du groupe PSA. Après le rachat de Mister Auto en 2015 et ses récents investissements chez Koolicar ainsi que chez TravelCar, le constructeur annonce aujourd’hui être entré en négociations exclusives avec Aramisauto en vue d’une prise de participation majoritaire. L’opération, qui reste soumise à l’approbation des autorités de la concurrence, doit aider le groupe de l’avenue de la Grande-Armée à développer ses activités sur un marché de la vente en ligne de véhicules d’occasion dont il était absent jusqu’ici.

« Avec AramisAuto, nous souhaitons dynamiser une compétence et une expertise que nous n’avions pas. […] Ce marché est maintenant mûr pour être profondément digitalisé et transformé. Cette alliance s’inscrira pleinement dans cette dynamique et vise à révolutionner l’expérience client » confirme Jean-Baptiste de Chatillon, directeur financier de PSA.

Aramisauto lorgne les marchés étrangers

Selon le constructeur, les synergies potentielles sont nombreuses avec le pure player fondé en 2001 par Guillaume Paoli et Nicolas Chartier. Tout d’abord, celui-ci envisage de proposer aux clients d’Aramisauto ses offres de financement, d’assurance, de garantie et d’entretien des VO. Les réseaux Peugeot et Citroën devraient également pouvoir s’appuyer sur ce nouveau canal de vente pour écouler leurs reprises de véhicule et leurs retours de leasing ou, au contraire, accéder au catalogue d’Aramisauto pour offrir à leurs clients un stock de VO multimarque élargi. « De nombreuses coopérations sont possibles puisque nous mettrons tous nos moyens à la disposition d’Aramisauto, dans les domaines du sourcing, de la logistique administrative, etc. », note Jean-Baptiste de Chatillon.

De son côté, la start-up entend profiter de l’arrivée de PSA dans son capital pour développer ses activités à l’international. Aramisauto ambitionne en effet de doubler son chiffre d’affaires en moins de cinq ans en étendant notamment ses offres à plusieurs marchés européens. De plus, les mutualisations identifiées sur les achats de VO permettront d’optimiser la rentabilité de la jeune entreprise, qui devrait réaliser un chiffre d’affaires de 360 millions d’euros en 2016 pour 32 000 véhicules vendus.

PSA s’intéresse au canal C2C…

JPEG - 121.8 ko
Nicolas Chartier et Guillaume Paoli, fondateurs d’Aramisauto.
L’acquisition d’Aramisauto s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie du groupe PSA sur le marché de l’occasion. La première étape de ce programme s’est concrétisée avec la création, le 1er septembre dernier, d’une business unit dédiée aux véhicules d’occasion (BUVO) sur un périmètre monde. Dirigée par Marc Lechantre, BUVO interviendra sur trois canaux : B2B (commercialisation des véhicules buy-back), B2C (partenariat avec Aramisauto et ventes réalisées avec les labels Occasion du Lion et Citroën Select) et, enfin, C2C.

Pour ce dernier canal, qui a vu émerger de nombreuses plates-formes d’intermédiation (Reezocar, Carizy, etc.), le constructeur souhaite créer une activité de vente de services aux clients du marché de particulier à particulier, notamment grâce à des offres en liaison avec les plates-formes internet.

Fort de cette stratégie, PSA espère saisir les opportunités d’un « marché en pleine mutation, animé par de nouveaux entrants », et vise un objectif de 800 000 ventes (dont 25 % en dehors de l’Europe) d’ici à 2021 pour une multiplication par quatre de ses profits liés à cette activité… Aujourd’hui, les ventes du groupe s’élèvent à 400 000 unités, dont 95 % réalisées en Europe.

Mots clefs associés à cet article : Groupe PSA

Voir aussi :

Dans la même rubrique :

  • Le marché de l’occasion confirme sa chute
    Le marché de l’occasion confirme sa chute
  • Autoviza enrichit son rapport historique des véhicules
    Autoviza enrichit son rapport historique des véhicules
  • Le contrôle technique au service de la prime à la conversion
    Le contrôle technique au service de la prime à la conversion
  • Occasion : Expedicar profite de la digitalisation des transactions
    Occasion : Expedicar profite de la digitalisation des transactions
  • La chute du marché de l’occasion se poursuit
    La chute du marché de l’occasion se poursuit
  • AutoVisual : le big data au service des pro
    AutoVisual : le big data au service des pro
  • Kyump se déploie à Lille
    Kyump se déploie à Lille
  • L’essence davantage plébiscité en occasion
    L’essence davantage plébiscité en occasion
  • Prime à la conversion : AutoVisual liste les véhicules éligibles
    Prime à la conversion : AutoVisual liste les véhicules éligibles
  • Mon Spécialiste Auto veut doubler ses effectifs de mécaniciens indépendants
    Mon Spécialiste Auto veut doubler ses effectifs de mécaniciens indépendants
  • Vente de véhicules d’exception : CarJager compte sur les garagistes
    Vente de véhicules d’exception : CarJager compte sur les garagistes
  • Mauvais temps pour les véhicules d’occasion
    Mauvais temps pour les véhicules d’occasion
  • Aramisauto  a vendu 36 000 véhicules en 2017
    Aramisauto a vendu 36 000 véhicules en 2017
  • Youpicar : le groupe Colin lance sa plate-forme en ligne
    Youpicar : le groupe Colin lance sa plate-forme en ligne
  • Bonne année… pour le marché du VO
    Bonne année… pour le marché du VO

Newsletter
Recherche