Pneumatiques usagés : bras de fer entre Aliapur et l’État

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Pneumatiques usagés : bras de fer entre Aliapur et l’État

Rien ne va plus dans la filière de la collecte et du retraitement des pneumatiques usagés. Filière phare de l’après-vente automobile il y a encore quelques mois, entièrement financée à travers l’éco-participation et l’union des manufacturiers dans la société privée, Aliapur a vu son système se dérégler depuis un peu plus de six mois.

Pour résumer le problème qui se pose aujourd’hui, 20 000 à 30 000 tonnes de pneus usagés (soit 3 à 4 millions de pneus de voiture) échappent à
l’éco‐contribution mais sont présentées à la collecte chaque année.
Ne pouvant plus faire face à ces excédents, Aliapur a décidé de ne plus collecter au‐delà de la commande stricte de ses clients. Cette situation est devenue intenable dans les garages et les centres-autos, qui n’ont pas les moyens de stocker des pneus indéfiniment. Aliapur demande à l’État d’assumer ses responsabilités : une application stricte de la réglementation et des sanctions exemplaires pour les tricheurs.

Depuis le début de son activité, Aliapur a consenti tous les ans un dépassement du volume de pneus usagés à collecter dans les garages et les centres-autos afin de ne pas pénaliser des points de vente dont les espaces de stockage sont souvent très limités. Ce dépassement a été approuvé par les actionnaires d’Aliapur que sont les principaux fabricants de pneumatiques : Bridgestone, Continental, Dunlop Goodyear, Kléber, Michelin, Pirelli.

Éric Fabiew directeur général d’Aliapur, ne décolère pas. «  L’État, dit-il, doit assumer ses responsabilités. Nous avons investi 17 millions d’euros les années passées, au-delà de nos obligations réglementaires. Il n’est pas question de continuer ainsi. » Et d’ajouter : « Je suis très fâché. Tout le travail que l’on a fait est le résultat d’une mobilisation de plusieurs années. Tout est en train de se dégrader. »

Pour l’heure, les pouvoirs publics demandent aux constructeurs automobiles de participer à cet effort, qui représente cette année au moins 6 millions d’euros. Sur le terrain, la grogne monte chez les réparateurs dont les stocks de pneumatiques commencent à s’entasser. Un certain nombre d’entre eux pointent Aliapur du doigt par méconnaissance de la réglementation et des obligations de l’organisme collecteur. Des décisions sont prévues début mai… en espérant que la situation ne dégénère pas trop.

Mots clefs associés à cet article : Pneumatique, Aliapur, Recyclage

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