mercredi 3 février 2010
Pneus usagés : avancées dans le recyclage et problèmes posés par Internet
Au cours d’une conférence animée par le service recherche & développement d’Aliapur, neuf voies de valorisation ont été présentées pour les pneus usagés non réutilisables (PUNR). On retrouve deux voies en travaux publics (bassin de rétention et bassin infiltrant), deux voies de valorisation énergétique et cinq voies de valorisation matière (aciérie, fonderie, objets moulés, sols synthétiques et équestres).
Pour rappel, Aliapur est une société privée dont le capital est détenu par les principaux manufacturiers. Sa mission est de collecter et valoriser les pneus usagés sur le territoire français.
Pour réaliser son bilan environnemental, Aliapur s’est appuyée sur les indicateurs les plus classiques et reconnus comme étant les plus robustes en matière d’analyse du cycle de vie. À noter que la méthode d’évaluation est conforme aux normes ISO 14040/44. Les bilans environnementaux calculés montrent que, quelle que soit la voie de valorisation étudiée et quel que soit l’impact auquel on s’intéresse, la gestion des pneus en fin de vie se traduit dans la majorité des cas par un bénéfice environnemental significatif.
À titre d’exemple, chaque tonne de pneus usagés non réutilisables valorisée correspond à une économie de 70 % de la consommation énergétique annuelle d’un Français moyen lors de la valorisation en gazon synthétique ou encore à 50 % au niveau des aciéries.
Les pneus qui échappent à la filière de collecte
Aliapur pose une nouvelle fois le problème de la commercialisation des pneus à travers Internet et de la fraude lors de leur importation. « Nous avons évalué qu’approximativement 50 000 tonnes de pneus étaient mises sur le marché chaque année sans faire l’objet d’une prise en charge par un organisme collecteur, auxquelles s’ajoutent les pneus vendus sur Internet » a déclaré Éric Fabiew, directeur général d’Aliapur. Appelant de ses vœux à des sanctions contre les fraudeurs et à un renforcement de la législation concernant la commercialisation via Internet. L’une des solutions proposées serait de faire payer une taxe aux professionnels qui posent ces pneus issus du Net.



