Sécurité au volant : source de diversification des activités des ateliers

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Le 9 janvier dernier, le Gouvernement annonçait une série de mesures destinées à préserver la sécurité routière. L’une d’elle prévoit la pose obligatoire d’éthylotest anti-démarrage (EAD), une prestation notamment proposée par des ateliers et/ou centres agréés.

La pose d’éthylotest anti-démarrage sera offerte en alternative aux conducteurs dont le permis est suspendu.
La pose d’éthylotest anti-démarrage sera offerte en alternative aux conducteurs dont le permis est suspendu.

L’un des chevaux de bataille du Gouvernement actuel – la sécurité routière – aura sans aucun doute des conséquences pour les centres habilités à la pose d’éthylotests anti-démarrage (EAD). En effet, la onzième mesure résultant du comité interministériel de la sécurité routière du 9 janvier 2018 prévoit notamment l’obligation de la pose d’un EAD.

Depuis 2013, les récidivistes d’infractions liées à une conduite sous l’emprise de l’alcool sont déjà tenus d’équiper leurs véhicules d’EAD. La mesure prévoit désormais de donner la possibilité aux conducteurs contrôlés avec un taux d’alcool supérieur à 0,8 g/l dans le sang, et dont le permis a été suspendu par décision préfectorale, de conduire pendant le temps de cette suspension à condition que leur véhicule soit équipé d’un EAD.

Un dispositif coûteux

Les conducteurs souhaitant bénéficier de cette option devront s’équiper à leurs frais. Si dans la pratique ces équipements peinent à trouver preneur du fait de leur prix, le choix offert par la nouvelle mesure pourrait quelque peu changer la donne.

Par exemple, les vingt-deux centres Euromaster agréés proposent la pose de l’appareil électronique sous deux options. L’on peut ainsi choisir de débourser 2 000 euros TTC pour obtenir l’appareil et son installation ou louer le dispositif moyennant 350 euros TTC, auxquels s’ajoute le coût mensuel (36 euros) d’un abonnement sur trente-six mois.

Le Gouvernement prévoit de favoriser le développement de l’EAD et d’appliquer cette mesure dans le courant de l’année. Reste à voir si les nouvelles dispositions offriront la possibilité aux ateliers et/ou centres agréés de développer et diversifier leur activité dans ce sens.

Mots clefs associés à cet article : Règlementation, Service

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