Boston Consulting Group temporairement à la tête d’Oscaro

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Parts Holding Europe vient de réagir suite à son rachat d’Oscaro. Sa première mission sera de professionnaliser davantage un site de e-commerce resté trop longtemps avec une autarcie financière incompatible avec sa forte croissance.

Parts Holding Europe vient de réagir suite à son rachat d’Oscaro. Sa première mission sera de professionnaliser davantage un site de e-commerce resté trop longtemps avec une autarcie financière incompatible avec sa forte croissance.
Parts Holding Europe vient de réagir suite à son rachat d’Oscaro. Sa première mission sera de professionnaliser davantage un site de e-commerce resté trop longtemps avec une autarcie financière incompatible avec sa forte croissance.

Dans un entretien accordé à la presse, Stéphane Antiglio, président de Parts Holding Europe (nouvelle maison mère de l’Autodistribution, Doyen Auto, Mondial Pare-Brise et désormais Oscaro) est revenu sur le rachat du leader français de la vente en ligne de pièces détachées. Le dirigeant confirme bien que le fondateur d’Oscaro, Pierre-Noël Luiggi, reste associé à hauteur de 17,5 % du capital de la société mais quitte la direction opérationnelle. En tant qu’associé, il siègera au conseil de surveillance de la cyberboutique.

L’opération de rachat s’étant réalisée inopinément, PHE a fait appel au cabinet de conseil en management Boston Consulting Group (BCG), spécialiste du digital, et son directeur Philippe Nobilé, pour diriger Oscaro. Il sera durant quelques mois directeur général de l’entreprise.

L’erreur de ne pas avoir ouvert le capital

Si après 15 ans d’existence Oscaro vient de connaître une sortie de route, PHE et son actionnaire Bain Capital viennent de mettre la main sur une belle entreprise qui n’a eu de cesse de se développer, pionnière dans la vente en ligne de pièces détachées. Oscaro fait les frais aujourd’hui d’un management qui n’a pas su trouver les clés pour accompagner sa croissance vers une industrialisation de son fonctionnement.

« Oscaro est une belle marque très connue, une réussite. Mais l’entreprise avait besoin de s’adosser financièrement à un groupe plus important. Elle est restée trop longtemps dans le fonctionnement d’une start-up qui a toujours refusé d’ouvrir son capital, ce qui a limité ses capacités de développement » résume Stéphane Antiglio qui souhaite redonner un second souffle et de nouvelles perspectives au site de e-commerce.

L’arrivée de PHE doit désormais permettre le développement avec l’arrivée de nouveaux moyens financiers et le partage de l’expertise opérationnelle de PHE sur le marché de la distribution de pièces détachées et de sa logistique. « Nous allons réconcilier le commerce traditionnel avec le digital de manière complémentaire et dans le respect de chacune de nos sociétés. C’est le sens de l’histoire » tempère le président. Le message semble avoir été entendu et compris par les distributeurs, clients de la centrale désormais contraints de cohabiter avec la vente en ligne dont la portée reste limitée.

Des synergies modérées

Selon les propos du président, les synergies possibles entre les sociétés seront modérées. Les différentes entités du groupe PHE gardent leur propre mode de fonctionnement. Autrement dit, les sociétés du groupe restent autonomes dans leur fonctionnement et bel et bien concurrentes, sur des modèles de marchés du reste différents aux yeux du dirigeant. Chacune se défendra avec ses armes, ses atouts, ses services et sa politique tarifaire dictée par le marché qu’elles adressent. « Les prix du web sont extrêmement agressifs. Les sites ont d’ailleurs du mal à dégager de la rentabilité nécessaire » reconnaît toutefois Stéphane Antiglio. Dans ce contexte, il serait étonnant qu’Oscaro n’aille pas chercher des points de marge dans la consolidation des achats au niveau du groupe PHE.

Les priorités désormais de PHE pour remettre Oscaro sur de bons rails, sont d’étoffer son assortiment, trop restreint avec un nombre limiter de fournisseurs, d’apporter un meilleur service clients et de traiter les nombreux litiges. Il faudra rétablir rapidement la confiance dans une entreprise qui a été sujet de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux de la part de clients internautes mécontents. « Ces attaques ont durement impacté l’e-réputation de l’entreprise depuis la fin septembre. Elles ont déstabilisé Oscaro avec une forte chute des ventes. Cela a créé une vraie tension » explique Stéphane Antiglio qui garde toute sa confiance dans le capital de la marque.

Mots clefs associés à cet article : Oscaro, Parts Holding Europe

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