Contrôle technique, la force des réseaux

Publié le par .

Apparu il y a trente-cinq ans, le marché du contrôle technique se présente souvent comme étriqué, sans doute par retenue vis-à-vis des automobilistes et de son garant, l’État. Il n’en reste pas moins un marché en croissance, sous le contrôle de puissantes enseignes.

Apparu il y a trente-cinq ans, le marché du contrôle technique se présente souvent comme étriqué. Il n’en reste pas moins un marché en croissance, sous le contrôle de puissantes enseignes.
Apparu il y a trente-cinq ans, le marché du contrôle technique se présente souvent comme étriqué. Il n’en reste pas moins un marché en croissance, sous le contrôle de puissantes enseignes.

Le commerce du contrôle technique, qui n’a rien à vendre, qui ne produit rien, est atypique. Sa mission d’utilité publique – pas toujours bien perçue par les consommateurs –, réglementée et contrôlée par l’État, laisse un couloir étroit à son développement.

Selon la profession, le secteur, qui fête ses 35 ans, serait en difficulté avec le surnombre de centres, une concurrence accrue et des prix observés par le Gouvernement. Pourtant, discrètement, il se développe avec un parc qui vieillit et grossit.

La France compte 6 372 centres, dont 85 % appartiennent à une enseigne. L’an passé, 155 centres ont ouvert leurs portes alors que 122 ont tiré définitivement le rideau. Soit une progression de 0,62 %. Il y a dix ans, le nombre de centres était de 5 263, dont 395 indépendants. En une décennie, plus de 1 100 centres sont apparus, dont 52 % sont des indépendants.

Le nombre de contrôles a augmenté lui dans une fourchette de 1 à 4 % chaque année. Le ratio en 2008 était de 3 230 contrôles par centre (17 millions de contrôles au total). Il est aujourd’hui de 3 248 par centre (20,7 millions de contrôles).

Tout semble donc plutôt au vert pour le marché ou presque. Le nombre de contrôleurs a en effet glissé de 12 413 en 2018 (1,9 contrôleur par centre) à 12 440 en 2017, soit un recul de 0,22 %. La profession a du mal à embaucher alors même que sa population vieillit. Il lui faut désormais recruter au niveau du bac pro contre le CAP auparavant. La tâche est plus ardue.

« Sur les deux ans à venir, 1 200 gérants de centres pourraient partir à la retraite » indique Karine Bonnet, présidente du réseau Dekra pour la France.

Autre caractéristique du marché, celle d’être soumis aux évolutions réglementaires, qui ont conduit l’an dernier la filière à reconsidérer ses tarifs face aux investissements. Cela n’était pas arrivé depuis dix ans, selon Karine Bonnet. Le comparateur simpleauto.com pointe une hausse de plus de 12 % des prix. Le site révèle que le prix moyen d’un contrôle est passé de 69 euros à 78 euros. Soit 117 euros de l’heure pour un contrôleur si l’on estime à 40 minutes le temps d’une inspection. Pas si mal.

Mais selon la responsable de Dekra ces observations considèrent les prix affichés, qui ne sont pas ceux de la réalité du terrain, où les remises sont courantes. D’après elle, le prix est passé en moyenne de 64 euros à 69 euros, soit 8 % d’augmentation. « On parle de 5 euros pour un contrôle qui a lieu tous les deux ans », tempère la responsable. À considérer toutefois que les contre-visites (20 % des contrôles) sont devenues systématiquement payantes, autour de 15 euros.

Ces hausses de prix couvrent aussi les évolutions attendues pour le 1er juillet (renforcement des mesures des émissions polluantes des diesels). Enfin, en 2022 un autre durcissement réglementaire est prévu, celui concernant la mesure des NOx, qui risque d’engendrer de nouvelles hausses tarifaires.

Mots clefs associés à cet article : Contrôle technique

Voir aussi :

Dans la même rubrique :

  • Laurent Proust rejoint Euromaster
    Laurent Proust rejoint Euromaster
  • BestDrive étoffe ses prestations en ligne
    BestDrive étoffe ses prestations en ligne
  • France Pare-Brise : opération télépéage
    France Pare-Brise : opération télépéage
  • Éléphant Bleu lance son application mobile
    Éléphant Bleu lance son application mobile
  • CosmétiCar accélère sa digitalisation
    CosmétiCar accélère sa digitalisation
  • Éléphant Bleu communique sur le bon lavage
    Éléphant Bleu communique sur le bon lavage
  • Siligom : Thierry Marmouget recruté comme directeur de réseau
    Siligom : Thierry Marmouget recruté comme directeur de réseau
  • Point S reverse plus d’un demi-million d’euros à ses adhérents
    Point S reverse plus d’un demi-million d’euros à ses adhérents
  • Vianor s’efface au profit de Nokian Autorized Dealers
    Vianor s’efface au profit de Nokian Autorized Dealers
  • France Pare-Brise ouvre son service client le dimanche
    France Pare-Brise ouvre son service client le dimanche
  • Ucar progresse en 2018
    Ucar progresse en 2018
  • Point S ou le nouveau canal publicitaire
    Point S ou le nouveau canal publicitaire
  • Mondial Pare-Brise multiplie les campagnes pour ses 20 ans
    Mondial Pare-Brise multiplie les campagnes pour ses 20 ans
  • Adas : Texa va équiper les 320 centres Mondial Pare-Brise
    Adas : Texa va équiper les 320 centres Mondial Pare-Brise
  • Euromaster annonce de nouvelles nominations
    Euromaster annonce de nouvelles nominations

Newsletter
Recherche