Covid-19 : des surcoûts pas toujours bien admis par les consommateurs

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Les mesures sanitaires font grimper de dizaines d’euros les factures des ateliers. Des hausses de prix qui ne passent pas inaperçues par les consommateurs, parfois mécontents et qui le font savoir.

Si ces hausses tarifaires font grincer des dents, elles sont bien légales. Il faut toutefois que les clients soient clairement avertis.
Si ces hausses tarifaires font grincer des dents, elles sont bien légales. Il faut toutefois que les clients soient clairement avertis.

Les articles de presse portant la voix des consommateurs mécontents de devoir payer un surcoût lié au Covid-19 dans certains commerces – les garages en particulier –, se multiplient ces derniers jours. Une cliente dénonce notamment à l’association 60 millions de consommateurs des frais de désinfection de son véhicule de 49 euros qui lui ont été facturés sans préavis par son garagiste.

Dans les ateliers, ces frais facturés liés à la mise en place de mesures barrières, à l’achat d’équipements de protection individuelle et à la désinfection des véhicules vont de 30 à 80 euros. Sur LCI, Aviad Guetta, carrossier dans les Hauts-de-Seine, a déclaré estimer entre 500 et 1 000 euros le surcoût mensuel.

Interrogé par 60 millions de consommateurs, le groupe PSA (pour les garages Citroën) explique qu’il préconise la mise en place d’une « contribution client » au tarif maximum recommandé de 15 euros TTC, même si les concessionnaires restent libres d’appliquer un tarif différent. Deux forfaits comprenant une désinfection plus importante sont proposés par la marque, mais uniquement aux automobilistes qui en font la demande : 29 euros pour un assainissement poussé et 49 euros pour une désinfection manuelle complète de 40 minutes.

« Selon les témoignages que nous avons reçus, comme celui de Béatrice, des garagistes imposeraient ces nettoyages plus poussés sans l’accord préalable du client », commente l’organisation de défense des consommateurs.

Facturer, oui mais…

Si ces hausses font grincer des dents, elles sont bien légales. Il faut toutefois que les clients soient clairement avertis de cette facturation par le biais « d’une affiche visible et lisible en boutique », rappelle 60 millions de consommateurs. Cette ligne de facturation liée au risque sanitaire doit aussi clairement apparaître sur le devis et l’ordre de réparation.

Dans une note, le CNPA rappelle que le choix de facturer ou de ne pas facturer ces prestations et petites fournitures induites relève de la seule décision du chef d’entreprise. À chaque entreprise de déterminer ses propres modes et niveaux de facturation en se référant à ses prix d’achat, de revient…, et à la concurrence locale.

En cas de facturation, les professionnels peuvent opter pour l’une des trois options suivantes :
- procéder à la facturation détaillée en quantité et en prix de chacun des éléments utilisés au cours de la réalisation de la prestation de réparation ;
- chiffrer l’incidence dans le coût de la main-d’œuvre atelier de ces éléments et l’intégrer dans les taux horaires de facturation ;
- établir un forfait en valeur absolue par tranche de prix de réparation sous réserve que la liste exhaustive des opérations et pièces comprises dans le forfait soit mentionnée sur la facture. Cette méthode ne permet pas d’inclure dans ce forfait les consommables, non assimilables à des fournitures.

Attention : Depuis le 1er mars 1996 la facturation des petites fournitures et consommables au moyen d’un pourcentage de la facture totale n’est plus admise par l’administration.

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