Covid-19 : la FNA plaide pour la mise en place d’un service d’astreinte

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Afin de préserver la santé humaine et économique des ateliers et de leurs salariés, la FNA souhaite la mise en place d’un service d’urgence « mécanique » orchestré de manière centrale dans chaque département.

La FNA estime qu'avec seulement 33 % de garages ouvert il est possible de réparer en urgence des véhicules. Inutile de faire courir des risques à l'ensemble des ateliers. Le syndicat demande à l'État de mieux organiser les choses avec un service d'astreinte coordonné et tournant. (© F.Crocco)
La FNA estime qu'avec seulement 33 % de garages ouvert il est possible de réparer en urgence des véhicules. Inutile de faire courir des risques à l'ensemble des ateliers. Le syndicat demande à l'État de mieux organiser les choses avec un service d'astreinte coordonné et tournant. (© F.Crocco)

La FNA a mené en fin de semaine dernière une enquête auprès des professionnels de l’automobile pour mesurer l’impact de la crise sanitaire sur leur entreprise. Plus de 1 000 garages ont répondu au questionnaire.

L’enquête révèle que 67 % des entreprises autorisées à ouvrir ont pourtant été contraintes de fermer totalement (68 % de ces fermetures résultent d’une quasi-absence de clients ou de la non-disponibilité des pièces de rechange nécessaires à la réparation).

Un tiers des entreprises ont maintenu leur offre de services en totalité ou en partie, « même si leur chiffre d’affaires a fondu », souligne la FNA. Parmi celles-ci, 20 % ont conservé une partie de leurs activités sur site, 7 % sont ouvertes à 100 %, et 6 % n’ont pu maintenir qu’un service d’urgence.

En moyenne, le secteur a subi une perte de chiffre d’affaires de 80 %. Ainsi, 74 % des salariés du secteur sont au chômage partiel.

« La question de l’indemnisation du chômage partiel est par conséquent cruciale, et tous attendent que l’État respecte ses engagements. Celui de protéger nos entreprises quoi qu’il en coûte, comme l’a déclaré Emmanuel Macron le 12 mars 2020 », alerte la FNA.

Par ailleurs, l’organisation s’inquiète de la disponibilité des moyens de prévention dans les entreprises. Au sein des ateliers ayant pu maintenir leur activité, les responsables indiquent pourvoir mettre à disposition du personnel seulement à 34 % du gel hydroalcoolique et 26 % des gants de protection.

« En définitive, avec un tiers des établissements ouverts, la profession est suffisamment mobilisée pour répondre au niveau des besoins actuels de nos concitoyens. Il est inutile et dangereux que tous les garages restent ouverts. C’est désormais un enjeu d’organiser un service réduit département par département. Nos structures locales sont en mesure d’identifier les professionnels disponibles. Nous attendons un relais des préfectures pour informer la population sur les professionnels d’astreinte, avec par exemple la mise en place d’un numéro d’urgence ou d’un site internet. Les forces de l’ordre peuvent aussi jouer un rôle d’information » estime Aliou Sow, délégué général de la FNA.

Faut-il encore que les ateliers puissent se fournir en pièces. Les distributeurs devront aussi de leur côté s’engager vers la voie d’un service d’urgence national. « Il arrive que nos adhérents soient dans l’obligation d’aller chercher eux-mêmes leurs pièces. Parfois à plusieurs dizaines de kilomètres. Ce n’est pas évident de travailler dans ces conditions. Il faut que toute la chaîne fonctionne un minimum » conclut le responsable, qui s’apprête à écrire au cabinet du Premier ministre pour structurer ce service minimum de permanence, comme il existe déjà dans d’autres secteurs d’activité.

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