Data, diesel, fiscalité, formation : les quatre grands chantiers de la Feda pour 2018

Publié le par .

La fédération des distributeurs de pièces détachées (Feda) vient de présenter les principales actions qui l’animeront cette année.

Data, diesel, fiscalité, formation : les quatre grands chantiers de la Feda pour 2018

Trois ans après l’arrivée d’Alain Landec à la présidence de la Feda et la récente nomination de Mathieu Séguran comme délégué général, la fédération, qui défend les intérêts de la distribution multimarque, entend bien passer à la vitesse supérieure en matière de lobbying auprès des pouvoirs publics. « Nous serons plus que jamais aux côtés et à l’écoute de nos adhérents pour les défendre sur les sujets essentiels. Nos actions seront davantage politiques que techniques. Fini les combats stériles », certifie Mathieu Séguran.

L’accès aux données véhicule pour tous

Si la Feda se félicite du maintien réglementaire de la prise EOBD à bord des véhicules neufs, elle n’est pas dupe pour autant. Elle le sait, cette prise est appelée à moyen terme à disparaître au profit de la connectivité et de la télématique. L’action de la Feda est désormais d’agir en faveur de la mise en place d’un règlement européen « robuste » qui tienne compte des opérateurs indépendants et les protège dans le libre accès aux données, sans restriction. La Feda mène ce combat aux côtés de la Figiefa, son équivalent européen. Ensemble, elles étudient la possibilité de rejoindre la plate-forme Caruso.

La fin du diesel et la filière aval

Le 15 janvier dernier, la Feda s’est rendue à la Direction générale des entreprises, placée sous l’autorité du ministre de l’Économie et des Finances. À l’ordre du jour de cette rencontre : la fin du diesel. Si l’État se préoccupe du sort des industriels confrontés à l’abandon programmé du diesel, la Feda est venue rappeler que le sujet allait aussi avoir un impact sur la filière aval, qui compte 200 sites spécialisés en matière de diesel. Quel sera l’avenir des entreprises du diesel et de leur personnel, qui ont massivement investi dans l’échange-réparation ? Comment seront entretenus les 20 millions de véhicules diesel en circulation ? Telles sont les principales interrogations portées par la Feda, qui espère des aides gouvernementales pour accompagner la reconversion des professionnels. La DGE a enjoint la Feda à rallier le conseil stratégique de la filière automobile (PFA) en charge de définir, coordonner et promouvoir les actions nécessaires à l’amélioration de la compétitivité de la filière automobile.

Dépréciation des stocks et feuille d’impôt

Sur le plan fiscal, le syndicat s’attaque au sujet de la dépréciation des stocks. À ce jour, aucun barème fiscal n’existe pour valoriser la décote d’un stock de pièces qui peine à se vendre et qui a donc commercialement peu, voire aucune valeur. Un souci pour les distributeurs qui appliquent, lors de leur déclaration d’impôt, leur propre décote au risque d’un redressement fiscal pouvant atteindre le million d’euros. Une situation inacceptable pour la Feda, qui souhaite la mise en place d’une grille officielle de dépréciation comme cela existe dans d’autres domaines, telle la librairie.

Repenser l’offre de formations

Enfin, alors que se déroulent actuellement des concertations autour de la taxe sur l’apprentissage (une nouvelle loi est attendue pour avril), notamment entre les Régions et le Medef, la Feda cherche à refondre ses écoles Afcodma et ECFA. La feuille de route est de repenser le rôle et les missions de l’Afcodma, qui ne serait plus uniquement réservée aux seuls adhérents. Un nouveau management a été mis en place. Son programme de formations sera réétudié afin d’établir un nouveau catalogue. La Feda souhaite aussi créer l’association des anciens diplômés de l’École de commerce de la filière automobile (ECFA) pour faire jouer les parrainages. Aujourd’hui, sur les 250 diplômés de l’école, 93 % exercent des responsabilités dans la profession.

Mots clefs associés à cet article : Feda

Voir aussi :

Dans la même rubrique :

  • Ce qu’attendent les garagistes européens de leur distributeur
    Ce qu’attendent les garagistes européens de leur distributeur
  • Alternative Autoparts grossit ses rangs
    Alternative Autoparts grossit ses rangs
  • [Vidéo] #Connect Aftermarket rassemble la distribution de pièces détachées à Deauville
    [Vidéo] #Connect Aftermarket rassemble la distribution de pièces détachées à Deauville
  • Pièces captives : la protection opposable passe à dix ans
    Pièces captives : la protection opposable passe à dix ans
  • 2e édition de #CONNECT Aftermarket : le monde de la pièce de rechange se retrouve à Deauville
    2e édition de #CONNECT Aftermarket : le monde de la pièce de rechange se retrouve à Deauville
  • Les 18 bougies du groupe Odis
    Les 18 bougies du groupe Odis
  • Autodistribution fait son entrée sur le marché espagnol
    Autodistribution fait son entrée sur le marché espagnol
  • Dapex s’impose sur le marché de la pièce électrique et de direction
    Dapex s’impose sur le marché de la pièce électrique et de direction
  • Parts Advisor choisit Opisto pour la pièce d’occasion
    Parts Advisor choisit Opisto pour la pièce d’occasion
  •   [Evènement] #Connect Aftermarket : Deauville, Capitale de la distribution pièces.
    [Evènement] #Connect Aftermarket : Deauville, Capitale de la distribution pièces.
  • Amerigo tient sa première convention
    Amerigo tient sa première convention
  • Une direction générale groupe chez Parts Holding Europe
    Une direction générale groupe chez Parts Holding Europe
  • Parts Holding Europe : 15 % de croissance en 2018
    Parts Holding Europe : 15 % de croissance en 2018
  • Bernard Cambier rejoint Automotor France
    Bernard Cambier rejoint Automotor France
  • Hella fait appel à IDLP pour ses livraisons urgentes
    Hella fait appel à IDLP pour ses livraisons urgentes

Newsletter
Recherche