Hausse des prix à la pompe : le CNPA explique

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Alors que le prix à la vente des carburants s’enflamme, le CNPA réagit au nom des détaillants qui en subissent les conséquences.

les stations étaient 33 000 au milieu des années 1980. Elles ne sont plus que 5 500 aujourd’hui.
les stations étaient 33 000 au milieu des années 1980. Elles ne sont plus que 5 500 aujourd’hui.

« Non, les distributeurs ne sont pas responsables de la hausse des prix de carburant ! » prévient le CNPA. Une intervention du syndicat visant à disculper les distributeurs de l’inflation alors que les prix à la pompe sont au plus haut depuis un an.

Le message a aussi pour but d’alerter l’opinion sur le risque que fait peser sur les détaillants ces hausses.

Pour la branche des détaillants en carburant du CNPA, cette hausse s’explique par l’augmentation substantielle des taxes : + 7,6 centimes sur le diesel et + 3,9 sur le SP95 hors TVA, mais aussi par le cours du baril de pétrole, qui repart à la hausse et franchit la barre des 70 dollars.

Les marges des distributeurs ne seraient pas à considérer. « La marge des distributeurs n’est aucunement en cause, puisqu’elle est contractuelle entre l’enseigne et le gérant d’une station-service. Elle se situe selon les contrats entre 1,5 cts et 4 cts par litre et ce, quel que soit le cours du baril. Ce ne sont donc pas les distributeurs qui profitent de la hausse » précise le CNPA.

Des hausses de prix qui impactent le maillage des stations-service

Bien au contraire, selon les arguments de l’organisation syndicale, la hausse des prix des carburants joue clairement en défaveur des distributeurs spécialisés. En effet, contrairement à la grande distribution, les détaillants ne peuvent pas vendre le carburant en prix d’appel et à chaque nouvelle hausse, l’écart se creuse entre les tarifs supermarchés et ceux des stations-services traditionnelles.

Et cela impact sur le maillage territorial : les stations étaient 33 000 au milieu des années 1980. Elles ne sont plus que 5 500 aujourd’hui. Comme elles ne sont plus en capacité de se maintenir grâce à la vente de carburants, les stations-service tentent de diversifier leurs activités en proposant des services de proximité dans les zones rurales ou péri-urbaines… là où la grande surface n’ira jamais.

« Le risque, si elles disparaissent, est de laisser la vente de carburants uniquement aux mains de la grande distribution… avec pour le coup un impact prévisible en matière de concurrence et à terme, de prix ! » prévient le CNPA.

Mots clefs associés à cet article : CNPA, Carburant

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