ICDP anticipe les évolutions de l’après-vente

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Le cabinet ICDP vient de publier sa dernière étude portant sur l’après-vente en 2030. Elle appelle à davantage de coopération entre les grands acteurs pour répondre favorablement aux nouvelles attentes de leurs clients sur un marché en contraction et face aux nouvelles technologies.

Baisse attendue du marché en 2030. (source ICDP)
Baisse attendue du marché en 2030. (source ICDP)

Le cabinet ICDP vient de publier sa dernière étude, qui livre une vision de l’après-vente en 2030. Le document, de 54 pages, accessible gratuitement sur simple demande à l’adresse projectoffice@icdp.net, analyse les risques et défis qui attendent les acteurs du marché au cours de la prochaine décennie.

L’étude appelle à davantage de coopération entre les différents acteurs afin de continuer à proposer une offre en adéquation avec les besoins des clients. Cette « coopétition » devrait faire la force sur un marché en contraction. Les quelque 300 millions de véhicules circulant en Europe génèrent un marché de l’après-vente estimé à environ 195 milliards d’euros. Mais les évolutions attendues en matière de kilométrage annuel moyen, de recommandations d’entretien, de fiabilité mécanique, de taux d’accidentologie, ainsi que l’émergence des motorisations alternatives vont contribuer à une réduction du marché. Cette baisse est estimée à quelques points de pourcentage pour l’entretien et la réparation mécanique, mais à environ 20 % pour la réparation-collision.

Des acheteurs comme principaux clients

ICDP prédit que les gestionnaires de flotte auront une part grandissante en tant que décisionnaire en matière d’après-vente. La proximité (ou praticité) va devenir dès lors un critère de sélection du réparateur encore plus important qu’aujourd’hui. Les décisions relatives aux dates, heures et lieux de l’intervention, ainsi que celles relatives à la qualité des pièces employées et au prix des travaux, seront aux mains du loueur, avec l’inévitable pression sur les marges que cela engendrera pour les réparateurs.

Technologie et connectivité rendent difficile le multimarquisme

La technologie croissante embarquée dans les véhicules va entraîner des changements radicaux sur tous les segments de marché. Les véhicules connectés laissent percevoir de nouvelles opportunités de business. Cependant, la connectivité réclamera un besoin crucial de plus de compétences dans le domaine numérique, qui s’imposera chez tous les acteurs et à tous les niveaux.

La connectivité du véhicule – permettant de contrôler, tout au long de son cycle de vie, ses conditions d’utilisation, le respect de son plan d’entretien ou bien la qualité de ses réparations – fera émerger de nouvelles responsabilités qui pèseront sur l’ensemble des acteurs.

La distribution de pièces, qui subit déjà une phase de concentration, devra également s’adapter aux évolutions du marché. La clé résidera certainement dans sa capacité à améliorer sa logistique en y intégrant une digitalisation croissante des processus de commande et en tenant compte de la variété des comportements d’achat des réparateurs, aux profils de plus en plus nombreux.

Quel que soit leur profil, les réparateurs devront prendre des décisions complexes concernant leur structure et leur portefeuille d’activités. En effet, leurs revenus seront mis sous pression par le déclin attendu du marché ainsi que par les changements de comportement de leurs clients. Dans le même temps, ils devront réaliser les investissements nécessaires pour développer de nouvelles compétences, acheter de nouveaux équipements et adapter leurs installations existantes.

« Il sera dans ce contexte de plus en plus difficile d’être un réparateur toutes marques », conclut ICDP. Nous aurons l’occasion de revenir prochainement plus en détail sur cette étude.

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