Jean-Dominique Senard annonce la « remontada » de Renault

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A l’occasion de « Renault eWays », le président Jean-Dominique Senard a expliqué que les programmes de redressement du groupe étaient bien avancés et que les relations avec Nissan étaient revenues au beau fixe.

© Olivier Martin-Gambier / Renault
© Olivier Martin-Gambier / Renault

Lors des Renault eWays, Jean-Dominique Senard, président du groupe Renault, s’est montré volontiers disert, vraisemblablement satisfait de tourner la page des décisions douloureuses et des réponses nécessairement diplomatiques, voire jésuites, sur des sujets sensibles et par nature destinés à rester confidentiels.

Accélérer certains programmes

A ses yeux, le concept Mégane eVision représente ce point d’inflexion : « le maintien du nom nous inscrit dans une lignée pour le renouvellement de cette gamme qui a marqué l’histoire de la marque ». Il confirme que l’allocation du modèle ira à l’usine de Douai, adoubant ainsi la survie du site. Il voit déjà plus loin en évoquant des négociations ouvertes avec les dirigeants de Nissan pour produire des modèles japonais à Douai. Logique dans la mesure où la plateforme CMF-EV a été conçue à l’échelle de l’Alliance. Par ailleurs, la technologie Pure-Tech lui ouvre de nouvelles perspectives : « ces solutions connaissent un succès marqué dans nos commandes, annonçant un poids significatif dans notre mix. Je ne dis pas cela en l’air, demandez à Luca (ndlr : De Meo), qui a une riche expérience automobile et qui en a vu d’autres, il trouve cela remarquable ». Comme à son habitude, Jean-Dominique Senard ne tire pas la couverture à lui : « Moi et Luca n’avons pas la paternité de certains sujets, mais ce qui est sûr, c’est que j’ai accéléré certains programmes et nous continuons de le faire ».

La confiance retrouvée avec Nissan

Sur la base du plan de redressement présenté avant l’été et de ce nouveau souffle au sein du groupe, Jean-Dominique Senard assure que « c’est le début d’une remontada pour Renault », lexie sportive dont il n’est pas coutumier. « Les programmes de redressement sont bien avancés au sein de groupe. Par ailleurs, nous avons retrouvé la voie de la convergence avec Nissan. La beauté de cette histoire, c’est qu’elle donne du sens et qu’elle réouvre et élargit le champ des possibles. Les enjeux sont tels actuellement dans l’industrie automobile qu’une structure comme l’Alliance est un outil précieux », explique-t-il, avant d’ajouter : « Vous allez dire que ce sont des banalités, mais je vous assure que ce n’en sont pas : la transparence est rétablie dans nos échanges avec Nissan et nos gouvernances sont alignées. La confiance est de retour et par conséquent, tous les sujets sont abordés, y compris les problèmes. Tout le monde a compris que nous perdions notre temps à nous opposer ». Jean-Dominique Senard n’a évidemment pas oublié d’avoir un mot pour Mitsubishi, autre composante importante de l’Alliance, et toujours au chapitre des partenaires, il a évoqué les relations avec Daimler, les qualifiant là aussi de très bonnes. « Nous travaillons sur différents projets au-delà de l’existant. De nouveaux programmes sont à l’étude. En revanche, aucun mouvement actionnarial n’est à l’ordre du jour ».

Le PGE, « un gilet de sécurité »

En conclusion, Jean-Dominique Senard a insisté sur l’attractivité retrouvée de Renault : « Je pense que les récentes arrivées au sein de notre direction témoignent du fait que le groupe est redevenu séduisant. Que les places de marché veuillent plus, c’est logique, c’est la règle du jeu des milieux financiers et nous la connaissons ». Sans oublier de répondre à une dernière question sur les relations avec l’Etat français : « Elles sont bonnes et nous avons pu bénéficier d’un soutien de l’Etat au bon moment. Le PGE est un véritable gilet de sécurité. Nous l’avons en partie tiré, mais j’insiste sur le fait que c’est une opération technique. Pour qu’il ne devienne pas caduc, il fallait le faire avant la fin de l’année 2020. Il s’agit de bonne gestion en fait, et nous sommes là pour ça ».

Mots clefs associés à cet article : Alliance Renault-Nissan, Mitsubishi, Renault, Véhicule électrique

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