La FFC Réparateurs dénonce les effets néfastes des accords « achats »

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Les agréments assureurs imposent de plus en plus aux professionnels de se fournir auprès de vendeurs référencés, au risque de perdre des entrées atelier. Un contexte que dénonce la FFC-Réparateurs.

Les agréments assureurs imposent de plus en plus aux professionnels de se fournir auprès de vendeurs référencés, au risque de perdre des entrées atelier. Un contexte que dénonce la FFC-Réparateurs.
Les agréments assureurs imposent de plus en plus aux professionnels de se fournir auprès de vendeurs référencés, au risque de perdre des entrées atelier. Un contexte que dénonce la FFC-Réparateurs.

Afin de tenter de maîtriser au mieux les coûts de réparation, les assureurs se sont lancés il y a une dizaine d’années dans l’exercice de référencer des fournisseurs de pièces et peinture. Les exemples sont nombreux. Citons le plus emblématique d’entre eux : Covéa AIS, qui a passé des accords avec Cora (Autodistribution) pour les pièces, et avec les industriels PPG et Axalta pour ce qui concerne les produits de peinture.

Selon la FFC, présentés au départ comme de simples préconisations destinées à permettre aux réparateurs d’optimiser leurs achats – chacun restant libre de ses choix –, les accords de référencement de Covéa AIS sont ensuite devenus « fortement conseillés ». Ainsi, les réparateurs agréés de niveau 1 sont désormais priés de s’approvisionner majoritairement chez les fournisseurs référencés, sous peine d’être déclassés, « avec pour conséquence de subir une forte baisse du volume de véhicules accidentés orientés dans leurs ateliers » constate avec regret la fédération.

La fin de la liberté de négocier ?

Pour la FFC, ces accords implicitement imposés à la profession ont pour conséquence des effets pervers dont celui d’avoir supprimé aux carrossiers la possibilité de négocier leurs achats. Ainsi, les fournisseurs référencés auraient profité de la situation pour augmenter leurs prix de vente de manière à pouvoir reverser les royalties négociées avec les assureurs.

« De cela résulte la situation ubuesque selon laquelle un carrossier non agréé, libre de toute contrainte venant de l’extérieur, est désormais en capacité d’acheter à meilleur prix que le réparateur agréé ! », fait remarquer la FFC.

Alors que Covéa a, en janvier dernier, « déréférencé » Akzo Nobel au profit de PPG (un des principaux membres de la FFC par ailleurs !), cela a conduit à l’obligation pour certains ateliers agréés de changer de marque de peinture. Une bascule loin d’être neutre selon la fédération, qui dénonce « une attitude irresponsable car mettant de nombreux carrossiers dans une situation délicate ».

Comme l’explique la FFC, certains réparateurs se trouvent encore à devoir honorer les engagements commerciaux passés avec leur fournisseur initial. De plus, le changement de marque de peinture nécessite une mise à niveau technique et la formation du personnel ainsi qu’une période d’adaptation de six mois en moyenne, perturbant la productivité et la rentabilité des ateliers.

La FFC-Réparateurs entend redire qu’en aucun cas les donneurs d’ordre ne peuvent conditionner l’apport d’un volume d’affaires en imposant aux réparateurs agréés d’accepter de recourir majoritairement aux seuls fournisseurs qu’ils désignent pour les achats. « Les volumes doivent être la contrepartie des remises tarifaires accordées par le réparateur à l’assureur », rappelle la fédération.

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