Le modèle Albax

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Depuis quatre décennies, le groupe de carrosseries Albax règne en maître sur le secteur de la réparation-collision. Une position de leader que l’enseigne doit aux talents de son dirigeant, Max Alunni, qui a très rapidement trouvé la recette pour faire basculer la profession dans la modernité commerciale.

Max Alunni entouré de ses deux fils, Thomas et Bastien.
Max Alunni entouré de ses deux fils, Thomas et Bastien.

Estimé par certains pour ses qualités de visionnaire, critiqué par d’autres pour sa forte personnalité, au-delà des avis divergents, Max Alunni reste une référence dans le monde de la carrosserie. Souvent cité en exemple et sollicité comme conseil, le fondateur du réseau Albax a fait entrer le secteur de la carrosserie dans une nouvelle ère.

Ambitieux, compétiteur et investisseur, Max Alunni a largement contribué à imaginer et à développer les standards des ateliers d’aujourd’hui. Déjà en 1988, après dix ans d’activité en tant que chef d’entreprise, il crée la première carrosserie rapide en centre-ville destinée aux travaux de moins de 48 heures. Avec une progression de 20 % par an durant une douzaine d’années, le concept de carrosserie rapide a fait la réussite de Max Alunni. Le charismatique patron est devenu en quatre décennies le premier carrossier indépendant de France, jamais rattrapé, loin devant les deuxièmes, les groupes Faubourg et Fixauto, qui affichent un chiffre d’affaires en carrosserie de 15 millions d’euros. Il emploie aujourd’hui 230 personnes avec 15 sites détenus en propre, dont neuf dans les Alpes-Maritimes et six en Île-de-France (après le rachat des sites de carrosseries Carex, ex-GMF, en 2003). Le groupe Albax traite 23 000 véhicules par an pour un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros.

La tentation de la franchise

Le premier carrossier de France a imaginé un temps faire de son concept de carrosserie rapide une franchise. Une idée qui s’est avérée trop ambitieuse. L’enseigne peine à se développer sous la pression des assureurs, qui refusent l’idée de financer une telle organisation. « Nous sommes une profession pauvre, où tous les professionnels sont rémunérés de la même manière sans distinction. Et qu’importe leur investissement pour être à la pointe et la qualité de leur offre de service. Cette injustice, où les meilleurs ne sont pas payés à leur juste valeur, freine toute initiative », regrette le dirigeant, alors contraint de développer en propre l’enseigne Albax sur seulement deux secteurs, deux régions toutefois riches où le travail des carrossiers reste mieux rémunéré. « Nous ne souhaitons pas être partout en France. Notre volonté est de verrouiller les régions où nous sommes déjà implantés avec au moins 30 % de part de marché. C’est le seul moyen de dégager de la marge », indique le patron.

Pour ce faire, Albax s’est offert en avril dernier un nouvel atelier flambant neuf de 2 200 m2 à Cagnes-sur-Mer (06). Un investissement de 1,6 million d’euros qui lui a déjà assuré une croissance de 11 % sur la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca). « Nous avons l’ambition de doubler notre chiffre d’affaires dans le sud de la France et d’atteindre les 20 millions d’euros », commente le dirigeant.

Parallèlement, le fondateur du réseau Albax a toujours l’idée de développer le maillage de son enseigne. Cela pourrait passer par la collaboration avec d’importants groupes de distribution automobiles désireux de développer la carrosserie de manière industrielle, façon Alunni. « Nous sommes sollicités par des investisseurs qui souhaitent mettre en place des carrosseries centralisées. Autant les conseiller sur un savoir-faire qu’ils n’ont pas aujourd’hui. Ce sont eux qui feront demain le marché avec leurs moyens importants et leur indépendance vis-à-vis des assureurs. Ils sont payés 20 à 30 % de plus que les artisans pour un même service », analyse-t-il. Des signatures sont en cours. Le travail avec les marques est une compétence déjà acquise par le groupe Albax, agréé par des constructeurs de véhicules de luxe au sein des établissements Carrosserie Lecoq. Près de 15 % de l’activité des carrosseries Albax concerne la sous-traitance pour des concessionnaires. Albax invite de même les grosses carrosseries indépendantes, au chiffre d’affaires supérieur à 2 millions d’euros, désireuses de rester libre dans leurs achats à rejoindre son organisation.

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