Les loueurs courte durée réclament justice

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Sévèrement touchés par l’arrêt du tourisme lié à la crise sanitaire, les loueurs courte durée demandent expressément au Gouvernement à être réintégrés dans le périmètre de la liste S1, tel qu’il était prévu dans le lancement du plan Tourisme.

Les loueurs courte durée demandent expressément au Gouvernement à être réintégrés dans le périmètre de la liste S1.
Les loueurs courte durée demandent expressément au Gouvernement à être réintégrés dans le périmètre de la liste S1.

La crise sanitaire du Covid-19 a porté un coup de massue au secteur de la location de véhicules de courte durée. Ainsi, Hertz s’est déclaré en faillite aux États-Unis et au Canada. Avis Budget Group a mis en place un plan d’austérité, et Europcar, en recherche de liquidités, pourrait être repris par Volkswagen.

En avril 2020, les entreprises du secteur ont perdu 75 % de leur chiffre d’affaires par rapport au même mois de 2019. Les taux de réservation ont chuté de 95 % pendant le confinement, et le taux d’annulation a atteint 106 % lors du pic de la crise.

Double peine

Le CNPA est particulièrement inquiet pour l’avenir de la profession, qui a été retirée « arbitrairement » du premier périmètre S1 du plan Tourisme, faisant ainsi perdre à ces entreprises le bénéfice des exonérations de charges sociales. D’après une étude menée par le CNPA plus de 90 % des entreprises de la location de véhicules ne sont pas éligibles aux exonérations de charges. Une injustice pour une profession qui réalise 50 % de son activité avec le tourisme.

« Le secteur de la location de véhicules est un acteur économique clé qui contribue au rayonnement de l’industrie touristique nationale, accueillant chaque année près de 15 millions de clients pour une contribution à la richesse nationale de l’ordre de 3,5 milliards d’euros par an », souligne le CNPA. Et de poursuivre : « Les sociétés ont subi ainsi une double peine car, bien qu’autorisées à ouvrir, elles ont dû maintenir des coûts de flotte très importants, de l’ordre de 100 à 150 millions d’euros par trimestre d’inactivité. » Une flotte toutefois réduite de 30 % à 60 % chez certains loueurs.

Une profession en péril

Les professionnels de la location de véhicules demandent donc expressément à être réintégrés dans le périmètre de la liste S1, tel qu’il était prévu dans le lancement du plan Tourisme. Une question de justice pour un secteur qui se dit être un maillon du tourisme et donc victime au premier chef de l’arrêt des activités touristiques.

Ils demandent aussi, pour accompagner les pertes d’exploitation, que les redevances et les loyers payés aux gares et aux aéroports, où sont implantés des centres de locations, soient établis de manière proportionnelle au trafic.

Selon le syndicat, les loueurs continuent de subir les conséquences économiques de la crise et sont aujourd’hui en péril. De son côté, le comparateur carigami.fr, qui référence les offres de 40 000 agences en France et dans le monde, observe depuis fin mai une augmentation des réservations sur sa plate-forme avec 80 % du trafic web de l’an dernier à la même période.

Durée de location en hausse

Alors que les réservations sont généralement réparties 50/50 entre la France et l’étranger, 90 % des locations sont effectuées au départ des grandes métropoles françaises. « Certains clients louent un véhicule depuis la France pour se rendre ensuite à l’étranger afin de ne pas dépendre du trafic aérien encore incertain », commente le comparateur. La durée moyenne de location a ainsi augmenté par rapport à l’an dernier de 20 % environ. Une hausse qui ne permettra pas, selon la profession, à redresser la situation critique dans laquelle elle se trouve.

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