Marklix veut démocratiser l’impression 3D des pièces détachées

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Pour assurer une diffusion plus large de la technologie de l’impression 3D des pièces détachées, Marklix vient de développer et de lancer une plateforme de mise en relation entre fabricants et professionnels de l’impression additive.

Un frein avec étrier intégré réalisé par impression additive offre un gain de poids de 36 %. © DR / Marklix
Un frein avec étrier intégré réalisé par impression additive offre un gain de poids de 36 %. © DR / Marklix

Partant du postulat, que « la rareté de certaines pièces détachées et leur coût parfois exorbitant découragent beaucoup de consommateurs, qui préfèrent jeter leurs appareils en panne plutôt que de les réparer », l’entreprise Marklix, fondée et dirigée par Pierre-Jacques Lyon et Thomas Boullier, cherche à promouvoir les solutions basées sur l’impression 3D.

Dans l’esprit de l’expansion de l’économie circulaire, pour lutter contre l’obsolescence, programmée ou non, la start-up aixoise Marklix propose des solutions permettant aux fabricants de digitaliser une partie de leurs stocks et de les mettre en relation avec des professionnels de l’impression 3D. « Une solution anti-gaspillage totalement en phase avec la récente entrée en vigueur de l’amendement CD 1308 obligeant les fabricants d’un bien à mettre à disposition des vendeurs ou des réparateurs les plans de fabrication par impression 3D des pièces détachées indispensables à son fonctionnement », précisent les jeunes dirigeants.

Accéder à des milliers de pièces détachées jusque-là introuvables

Grâce à la fabrication additive et ses solutions intégrables au SAV des fabricants, Marklix facilite les réparations de tous types d’appareils : que ce soit des pièces telles qu’une roue pour panier de lave-vaisselle, un bouton pour sac à poussière d’aspirateur, une poignée de porte de véhicule, un levier d’embrayage, etc.

« 51 % des fabricants déclarent ne pas intégrer l’impression 3D par manque de connaissances dans cette nouvelle technologie et 59 % à cause du coût d’acquisition de l’équipement. C’est pour cette raison que nous avons créé Marklix Professional : pour permettre aux fabricants d’adresser à leurs clients des pièces détachées imprimées en 3D à la demande et ainsi de réparer gros et petit électroménager, meubles, outils de jardinage, véhicules… », précise Pierre-Jacques Lyon.

L’Intelligence Artificielle et la blockchain dans le package

L’équipe de Marklix a conçu des algorithmes capables de détecter les défauts de conception, calculer les coûts de fabrication et choisir les matériaux et technologies d’impression les mieux adaptés au bon fonctionnement de la pièce. L’entreprise commence également à développer une intelligence artificielle permettant d’identifier plus précisément l’imprimabilité en 3D d’une pièce et de guider les fabricants dans cette transition.

« Les fichiers 3D envoyés par les fabricants sont protégés par une blockchain privée réglant ainsi d’éventuels problèmes de fuite de propriété intellectuelle et de gestion de la responsabilité en cas d’accident ou de casse », précisent encore les dirigeants, afin de rassurer les clients sur une question sensible.

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Pierre-Jacques Lyon et Thomas Boullier, co-fondateurs de la prometteuse start-up Marklix.

Mots clefs associés à cet article : Environnement, Règlementation, Start-up

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