Michelin est resté profitable en 2020

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Si le chiffre d’affaires de Michelin s’est contracté de 15 % en 2020, sous l’effet de la crise sanitaire et d’une concurrence asiatique exacerbée, le groupe est resté profitable, avec un résultat net de 625 millions d’euros, certes divisé par trois par rapport à 2019.

© Michelin
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Dans un contexte de pandémie mondiale, les ventes de Michelin s’établissent à 20,46 milliards d’euros en 2020, soit un recul de 15 % par rapport à l’exercice 2019 (24,13 milliards d’euros), naturellement en raison d’une contraction des ventes dans l’automobile, le transport routier, ainsi que les activités de spécialités et de distribution associées. On peut ajouter que la concurrence asiatique, notamment les fabricants de pneus chinois, a bénéficié d’un contexte plus favorable, la crise du Covid-19 n’étant pas synchronisée à l’échelle mondiale et le marché se prêtant à des attaques tarifaires.

Le résultat net de Michelin s’élève à 625 millions d’euros, en recul de 63 % par rapport à celui de 2019 (1,73 milliard d’euros). Le résultat net par action est également en forte contraction, passant de 9,69 à 3,52 euros en un an. Le groupe présente néanmoins un dividende par action en hausse, de 2 euros en 2019 à 2,30 euros en 2020.

Plans d’économies et positionnement premium comme armes anti-crise

Pour parvenir à cette performance, Michelin a réduit ses frais généraux de 240 millions d’euros et peut se féliciter que l’effet « prix-mix » (+ 1,2 %), lié à la hausse des prix unitaires et à la vente de produits plus haut de gamme (premium, dimensions…), dans un contexte de baisse des prix des matières premières, lui ait permis de limiter la casse. Le groupe a également revu ses investissements à la baisse, de l’ordre de 30 %.

Pour la guidance 2021, Michelin table sur une hausse du marché TC4 comprise entre 6 et 10 %, de 4 à 8 % pour le marché PL et de 8 à 12 % pour le marché des activités de spécialités. Le groupe annonce un objectif de résultat opérationnel supérieur à 2,5 milliards d’euros (à parités constantes) et un free cash-flow d’environ 1 milliard d’euros. « Dans ce contexte incertain, le groupe poursuit ses efforts de compétitivité et continue d’orienter sa production vers les pneus haut de gamme et de spécialités, tout en accélérant son développement dans les matériaux de haute technologie et les offres de services et solutions », souligne Florent Menegaux, président de Michelin.

Mots clefs associés à cet article : Michelin, Pneumatique, Rechapage, Service

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