
En mentionnant des « discussions visant à créer l’un des groupes de mobilité les plus importants au monde », Fiat-Chrysler Automobiles confirme les propos avancés par le Wall Street Journal, qui parle lui d’une « fusion à parts égales ».
Après Renault, le constructeur italo-américain se rapproche donc de PSA. La fusion des deux constructeurs créerait une entité de 50 milliards de dollars de capitalisation boursière.
PSA et FCA seraient ainsi le quatrième leader mondial de la mobilité après Volkswagen, Renault-Nissan-Mitsubishi et Toyota.
PSA et FCA : partenaires de longue date
Le journal américain avance que Carlos Tavares, président de PSA, dirigerait l’ensemble et que John Elkann conserverait ses fonctions de président de FCA Automobiles.
La fusion permettrait à PSA et FCA d’ouvrir à chacun des possibilités. Par exemple, FCA bénéficierait de l’avance de PSA sur la mobilité électrique. De son côté, le constructeur français pourrait envisager une percée aux États-Unis. Ensemble, ils pourraient peser plus dans le marché asiatique, notamment chinois. Pour rappel, à eux deux les constructeurs ont vendu 8,7 millions de véhicules l’an dernier. Sur le marché européen, le duo pourrait concurrencer Volkswagen.
Enfin, la fusion ferait suite à une collaboration commencée dès la fin des années 1970, avec des accords de coopération sur les véhicules utilitaires et les monospaces.
La réaction de FO PSA
Le syndicat FO de PSA n’a pas tardé à s’exprimer positivement au sujet de la fusion entre les groupes PSA et FCA. Olivier Lefebvre, son délégué, explique : « Compte tenu des mutations profondes du secteur automobile, notamment des conséquences de la transition énergétique, il est préférable pour un groupe de produire neuf millions de véhicules par an plutôt que quatre. » Et d’ajouter : « Si le projet venait à se concrétiser, l’enjeu pour le groupe PSA serait de conserver la maîtrise opérationnelle et industrielle de la nouvelle entité. »
Enfin, le délégué syndical conclut : « FO PSA sera particulièrement vigilant sur l’impact social de ce projet et sur ses conséquences pour tous les salariés. »