Partakus, la marketplace taillée pour défendre la filière traditionnelle

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La nouvelle place de marché Partakus se donne comme mission de faire entrer la filière de la rechange traditionnelle dans l’ère du digital sans pour autant casser les équilibres économiques. Elle se positionne comme un bouclier face à l’omnipotence des géants du Web tout en permettant aux ateliers de commander en toute simplicité l’ensemble des pièces dont ils ont besoin pour étendre de manière vitale leurs services.

La nouvelle place de marché Partakus se donne comme mission de faire entrer la filière de la rechange traditionnelle dans l’ère du digital sans pour autant casser les équilibres économiques.
La nouvelle place de marché Partakus se donne comme mission de faire entrer la filière de la rechange traditionnelle dans l’ère du digital sans pour autant casser les équilibres économiques.

Pour protéger à la fois les distributeurs traditionnels, exposés à la rude concurrence des géants du Web, et pour faciliter grandement les achats des garagistes en pièces de toutes natures – mais aussi en pneumatiques, lubrifiants et accessoires –, Julien Dubois et Jean-Michel Guarneri viennent de lancer la place de marché Partakus (nom commercial du projet connu initialement sous l’appellation PartsAdvisor).

Accessible depuis un ordinateur mais aussi depuis un smartphone, avec de nombreuses fonctionnalités facilitant et fiabilisant la recherche de pièces et la demande de devis, la marketplace a pour objectif de mettre en relation, de manière régionale, les distributeurs et les ateliers.

Un référentiel riche de 500 000 pièces

Gratuite pour les professionnels de l’entretien, elle permet à ces derniers d’avoir accès à l’ensemble des pièces dont ils ont besoin (origine, équipementières, reconditionnées, occasions, etc). La plate-forme se rémunère à la commission sur chaque vente. Celle-ci, payée par le distributeur, est fixée par exemple à 5 % pour une pièce équipementière.

Le catalogue de Partakus, encore en construction, se veut précis grâce à la combinaison de plusieurs bases de données. Le taux de retour des pièces devrait être de l’ordre de 3 % seulement malgré un référentiel riche de 500 000 pièces. Les réparateurs ont la possibilité de faire remonter certaines erreurs.

Le service avant le prix

Pour ne pas alimenter la guerre des prix, Partakus limite le nombre de distributeurs, qui devront avant tout se distinguer par la qualité de leur service, à commencer par les délais de livraison et la disponibilité des pièces, le prix n’arrivant qu’en troisième position. Dès qu’un département sera suffisamment couvert, avec une offre complète à 100 %, la plate-forme bloquera l’arrivée de nouveaux fournisseurs. L’entreprise vise des partenaires développant un chiffre d’affaires compris en 1 et 5 millions d’euros. Elle espère atteindre le chiffre de 100 vendeurs à la fin de l’année. Parmi eux l’on retient notamment l’entreprise Ferron, du groupement Précisium, déjà présent sur la plate-forme. La porte reste ouverte aux concessionnaires.

Un outil de conquête pour les distributeurs

En plus de connecter les ateliers avec les distributeurs, Partakus est en liaison avec les plates-formes de pièces pour faciliter les approvisionnements. Les distributeurs peuvent ainsi exposer les stocks de leurs grossistes. Les plates-formes Apprau, ID Rechange, Exadis, Copadex sont quelques exemples de grossistes embarqués ou en passe de l’être dans le dispositif.

Pour les distributeurs, la marketplace se positionne comme un canal de vente supplémentaire. Elle est aussi un outil de prospection à moindres frais pour conquérir et fidéliser de nouveaux clients. L’équipe commerciale de Partakus se chargeant de présenter les atouts de la plate-forme aux professionnels de la réparation. Enfin, un back office pensé pour se brancher aux ERP des entreprises permet aux distributeurs de piloter leur activité et d’aider à la décision (analyse des ventes perdues, optimisation des offres, du stock, des prix…).

Des ambitions européennes

« La digitalisation du secteur oui, mais seulement quand elle est utile et si la technologie permet de préserver le système existant en le rendant plus agile et plus fort » conclut Julien Dubois, qui espère atteindre les 12 000 clients garagistes en France en 2021, dont 4 000 d’ici à la fin de l’année. Avec ses 30 salariés, Partakus vise les 500 millions d’euros de ventes d’ici à cinq ans.

Avec comme actionnaire Renault, Partakus ne cache pas ses ambitions européennes en s’attaquant aussi à l’Espagne et à l’Italie. Trois pays dans lesquels la place de marché souhaite constituer une communauté de 36 000 garagistes à l’horizon 2022.

Article complet à découvrir dans le prochain Décision Atelier de mai.

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