Rétrofit électrique, un possible débouché ?

Publié le par .

Quatre entreprises françaises viennent de créer l’association AIRe pour favoriser en France le développement de la transformation des véhicules roulants en véhicules électriques.

Quelques industriels sont sur les rangs pour produire en série des kits de montage qu’il reste à faire homologuer.
Quelques industriels sont sur les rangs pour produire en série des kits de montage qu’il reste à faire homologuer.

Alors que plusieurs pays à travers le monde, dont quelques européens comme l’Italie ou l’Angleterre, favorisent la transformation d’un véhicule thermique en électrique, la législation française ne l’autorise toujours pas. Les démarches pour opérer une telle conversion sont longues et s’opèrent au cas par cas. Mais il reste impossible de commercialiser un véhicule transformé en électrique sans l’accord du constructeur.

Pour lever cet interdit, simplifier les démarches et avoir une harmonisation européenne, quatre entreprises viennent de créer une association de loi 1901 nommée Acteurs Rétrofit électrique (AIRe). Il s’agit du garage vendéen Brouzils Auto et des entreprises Carwatt, Ian Motion et Retrofuture Electric Vehicles. D’autres acteurs pourraient prochainement rejoindre l’organisation.

AIRe souhaite faire connaître auprès des autorités publiques, du monde économique et du grand public les intérêts de ce retrofit thermique vers électrique. L’association souhaite agir pour le développement de la filière en adaptant la législation et en créant une norme pour la profession. « La France met tellement d’obstacles qu’elle interdit de fait le développement de cette filière qu’elle laisse à nos voisins. C’est donc une filière de bon sens qui est aujourd’hui proposée aux autorités et aux Français » réagit l’association, pour qui le rétrofit électrique répond à des enjeux majeurs de développement durable.

30 000 euros pour deux semaines de travaux

À l’instar de ce qui se passe dans les autres pays, la création d’une filière française du rétrofit permettrait, selon AIRe, de donner de l’activité à de nombreux garagistes. Pour l’heure, le retrofit reste artisanal en France et ne concerne que quelques véhicules, notamment de collection, dont les propriétaires ont choisi la transformation en électrique pour plus de confort d’usage. Les prix de la transformation restent élevés. Il faut compter en moyenne 30 000 euros pour deux semaines de travaux.

Pour Arnaud Pigounides, coprésident de l’AIRe, l’industrialisation de la filière reste possible pour diviser par trois les coûts. Quelques industriels sont sur les rangs pour produire en série des kits de montage qu’il reste à faire homologuer. Il serait alors possible de donner une deuxième vie à son ancienne Clio en l’électrifiant pour une douzaine de milliers d’euros avec une éventuelle aide de l’État.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique

Voir aussi :

Dans la même rubrique :

  • Le Garac intègre les véhicules historiques
    Le Garac intègre les véhicules historiques
  • Un consortium autour de la recharge nouvelle génération
    Un consortium autour de la recharge nouvelle génération
  • Reconnaissance historique des entreprises de proximité : la FNA salue le geste
    Reconnaissance historique des entreprises de proximité : la FNA salue le geste
  • Hausse des dépenses liées à la prime à la conversion et au bonus en 2019
    Hausse des dépenses liées à la prime à la conversion et au bonus en 2019
  •  Autopromotec repoussé en 2022
    Autopromotec repoussé en 2022
  • Bornes électriques : le challenge de la France
    Bornes électriques : le challenge de la France
  • Des utilitaires électriques en auto-partage à Paris
    Des utilitaires électriques en auto-partage à Paris
  • L’Anfa partenaire de l’Opco Mobilités
    L’Anfa partenaire de l’Opco Mobilités
  • Retrofuture s’affirme sur le marché naissant du rétrofit
    Retrofuture s’affirme sur le marché naissant du rétrofit
  • Élisabeth Borne confirme la création d’une dizaine de nouvelles zones à faibles émissions
    Élisabeth Borne confirme la création d’une dizaine de nouvelles zones à faibles émissions
  • Prime à la conversion : plus de 25 % des véhicules éligibles déjà vendus
    Prime à la conversion : plus de 25 % des véhicules éligibles déjà vendus
  • La FFC fait évoluer la « Tribu »
    La FFC fait évoluer la « Tribu »
  • L’Utac Ceram et Serma Group s’intéressent aux batteries
    L’Utac Ceram et Serma Group s’intéressent aux batteries
  • Les loueurs courte durée réclament justice
    Les loueurs courte durée réclament justice
  • Fortes chaleurs : Mondial Assistance connaît une hausse de 21 % de son activité
    Fortes chaleurs : Mondial Assistance connaît une hausse de 21 % de son activité

Newsletter
Recherche